23 mai 2008 / 05:26 / il y a 9 ans

Sommet TMT: France Télécom veut maintenir ses notes sur sa dette

par Cyril Altmeyer et Astrid Wendlandt

PARIS (Reuters) - France Télécom espère conserver les notes actuelles de sa dette en cas d'acquisition, déclare le directeur financier Gervais Pellissier, tout en confirmant que le groupe prendrait une décision sur un éventuel rachat de TeliaSonera dans quelques semaines.

"Nous essaierons de maintenir les notations. Moody's et Standard & Poor's n'ont pas fait de commentaires négatifs", a-t-il dit lors du sommet TMT (Télécoms, médias, technologie) organisé par Reuters à Paris.

La dette de France Télécom est actuellement notée à A3 par Moody's et à A- pour Standard and Poor's.

Il a réaffirmé la détermination du groupe à maintenir son ratio dette nette/endettement inférieur à 2 à moyen terme, avec la possibilité de revenir à 2,5 en cas d'acquisition.

"Nous ne reviendrons pas aux niveaux de dettes insensés, comme en 2002, lorsque le ratio était monté jusqu'à 7", a-t-il ajouté.

Lors de la publication de ses résultats trimestriels le 7 mai, France Télécom s'était dit bien positionné pour participer à une consolidation du secteur en Europe, mais avait démenti l'ouverture de négociations en vue d'un rapprochement avec TeliaSonera.

"Nous prendrons notre décision dans quelques semaines", a réaffirmé Gervais Pellissier. "Dans l'intérêt du groupe, de son cours de Bourse et de ses actionnaires, cela ne peut pas être un processus qui dure indéfiniment".

Le groupe avait justifié son intérêt pour l'opérateur nordique par la nécessité d'accroître sa taille au moment où des géants comme Google et Apple cherchent à tirer des revenus sur les réseaux télécoms.

Gervais Pellissier a également observé qu'il pourrait ne rester en Europe que trois ou quatre opérateurs dans cinq ou dix ans. L'Union européenne en compte actuellement une quarantaine.

Interrogé sur MTN, auquel s'intéresse l'indien Bharti Airtel, il a répondu qu'il s'agissait d'un "attractif", tout en disant ne pas être en discussions en vue du rachat de l'opérateur sud-africain.

Sans prendre en compte d'éventuelles acquisitions, il a estimé que les marchés émergents représenteraient 18% du chiffre d'affaires de France Télécom d'ici 2010, contre 14% actuellement.

Il a précisé que France Télécom ne négociait plus avec le gouvernement ghanéen en vue de la prise d'une participation majoritaire dans Ghana Telecom. Le ministre des Télécommunications du pays a déclaré le 12 mai qu'il discutait avec des repreneurs potentiels en vue d'une opération cet été.

PAS DE NOUVEAUX ACCORDS D'EXCLUSIVITE EN VUE

En France, le groupe a annoncé lundi que ses offres de télévision seraient accessibles sur la quasi-totalité du territoire à partir du 3 juillet grâce à une couverture complémentaire par satellite assurée par Eutelsat.

Orange lancera une offre de football le 9 août, nourrie des droits acquis en février pour la Ligue 1 de football jusqu'en 2012, dont le grand match du samedi soir.

Suivra à la rentrée une déclinaison de six chaînes spécialisées dans le cinéma et les séries, pour lesquelles Orange a signé en avril des accords d'exclusivité pluriannuels avec Warner, la chaîne câblée américaine HBO, Gaumont et Fidélité Films.

A la question de savoir si Orange avait l'intention de signer d'autres accords similaires, Gervais Pellissier a répondu : "Non. Nous avons plus ou moins ce dont nous avons besoin".

Bon nombre d'observateurs y ont vu la recréation d'un nouveau TPS, attaquant frontalement Canal Plus sur son propre terrain.

"Nous ne voulons pas concurrencer Canal Plus sur son activité centrale. Celui qui veut tout ce que propose Canal Plus continuera à souscrire son offre", a dit Gervais Pellissier, rappelant qu'Orange était l'un des principaux revendeurs de la chaîne payante.

"Quand nous revendons un bouquet, nous obtenons une commission comprise entre un et deux euros par mois. Si nous agrégeons nous-mêmes les chaînes dans nos propres bouquets, nous ferons davantage de marges", a-t-il ajouté.

Il a également souligné que la télévision sur internet offrait des possibilités d'interactivité que n'autorisent pas les systèmes traditionnels de diffusion comme le câble et le satellite.

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