Alcatel-Lucent France va supprimer 400 emplois supplémentaires

vendredi 1 février 2008 17h33
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Alcatel-Lucent annonce un plan de départs volontaires qui pourrait conduire à 400 suppressions d'emplois supplémentaires en France dans le cadre d'un nouveau plan d'économies annoncé le 31 octobre.

L'équipementier télécoms, qui avait à cette occasion relevé son plan de réductions de coûts de 1,7 à 2,1 milliards d'euros d'ici 2009, compte procéder à 4.000 suppressions d'emplois supplémentaires dans le monde en plus des 12.500 déjà annoncées en février 2007.

"Ce plan ne se traduit par aucune fermeture de site", précise Alcatel-Lucent dans un communiqué, ajoutant qu'il vise à adapter le groupe "aux perspectives toujours difficiles de l'industrie des télécoms".

Le groupe constitué en décembre 2006 avait déjà annoncé pour la France en février 2007 un plan de suppression de 1.468 emplois sur un total de 12.700. Au 31 décembre, l'effectif du groupe a été ramené dans l'Hexagone à 11.700 personnes, a précisé Alcatel-Lucent.

Jean-Pierre Clavaud, représentant de la CGT chez Alcatel-Lucent France, a déclaré à Reuters regretter "une nouvelle saignée des effectifs" et annoncé des assemblées du personnel sur les sites français lundi pour décider d'éventuelles actions.

232 EMPLOIS SUPPRIMES A VELIZY

Selon un décompte effectué par la CFDT, le site de Vélizy (Yvelines) sera le plus touché avec 232 suppressions d'emplois, tandis que 49 postes devraient être supprimés à Ormes (Loiret), 41 à Villarceaux (Val D'Oise), 28 à Lannion (Côtes-d'Armor), 25 à Orvault/Rennes (Loire-Atlantique) et 23 à Eu (Seine-Maritime), soit un total de 398.

La direction n'a pas souhaité confirmer le détail des suppressions de postes. Une source proche du groupe a toutefois confirmé à Reuters qu'il était exact.   Suite...

 
<p>Patricia Russo, directrice g&eacute;n&eacute;rale d'Alcatel-Lucent. L'&eacute;quipementier t&eacute;l&eacute;coms annonce la mise en place en France d'un plan de d&eacute;parts volontaires qui pourrait conduire &agrave; 400 suppressions d'emplois suppl&eacute;mentaires environ. /Photo prise le 1er juin 2007/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>