Intel va se défendre contre les accusations de Bruxelles

lundi 10 mars 2008 11h28
 

BRUXELLES (Reuters) - Le fabricant de semi-conducteurs Intel se défendra mardi et mercredi, lors d'une audition à huis clos, contre les accusations d'abus de position dominante lancées par la Commission européenne.

Le numéro un mondial du secteur, dont le logo figure sur 80% des unités centrales qui font fonctionner PC et serveurs dans le monde, est soupçonné d'avoir accordé des rabais pour évincer un de ses concurrents, l'Américain Advanced Micro Devices.

L'audience est ouverte à Intel et aux plaignants, mais aucune décision ne sera prise: cette procédure débouchera sur un rapport qui permettra à la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, de se faire une religion.

S'il est prouvé qu'Intel a tenté d'évincer AMD en utilisant des pratiques illicites, Kroes peut lui infliger une amende pouvant aller jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires annuel.

Intel rejoindrait alors sur le banc d'infamie Microsoft, qui a été frappé le mois dernier d'une amende de 899 millions d'euros pour n'avoir pas respecté la décision l'obligeant à cesser ses pratiques anticoncurrentielles.

Mais les deux cas sont, selon les juristes, différents.

Microsoft a été condamné pour avoir refusé de divulguer à des conditions raisonnables des informations complètes et précises sur l'interopérabilité aux concepteurs de systèmes d'exploitation pour serveurs de groupes de travail.

UN CAS CLASSIQUE

Dans le cas d'Intel, il s'agit d'un cas plus classique d'abus de position dominante, puisque la firme américaine aurait accordé des rabais qui rendent pratiquement impossible à un concurrent de résister à un acteur aussi puissant.   Suite...

 
<p>Le fabricant de semi-conducteurs Intel se d&eacute;fendra mardi et mercredi, lors d'une audition &agrave; huis clos, contre les accusations d'abus de position dominante lanc&eacute;es par la Commission europ&eacute;enne. /Photo prise le 7 janvier 2008/REUTERS/Steve Marcus</p>