Un 4e opérateur mobile en France ferait baisser les tarifs de 7%

mercredi 10 septembre 2008 08h27
 

PARIS (Reuters) - L'arrivée d'un quatrième opérateur mobile en France entraînerait une baisse de 7% des tarifs des communications, selon un rapport du ministère de l'Economie publié mercredi par Les Echos.

La présence d'un quatrième entrant se traduirait par une perte de valeur de 852 millions d'euros par an pour les trois opérateurs actuels (Orange, SFR, Bouygues Telecom), précise le quotidien économique, citant un rapport de la Direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE).

Le gain pour les consommateurs est évalué à 1,224 milliard d'euros chaque année, donnant un impact positif net de 373 millions pour l'économie française, ajoute les Echos.

"Un quatrième opérateur de téléphonie mobile apparaît rentable avec une valeur de 721 millions d'euros sur 15 ans", écrivent aussi les experts de la DGTPE cités dans le rapport.

Bercy estime les coûts initiaux de construction d'un réseau à 800 millions d'euros sur quatre ans, avec des investissements récurrents de mise à jour représentant 12% du chiffre d'affaires. Chaque client lui rapportera 25 euros par mois.

Les experts prévoient qu'un quatrième opérateur pourrait s'adjuger 12% du marché de la téléphonie mobile en six ans, tandis que la douzaine d'opérateurs mobiles sans réseau (MVNO) n'en détiennent actuellement que 4,7%.

Un porte-parole du ministère des Finances s'est refusé à tout commentaire sur le rapport.

"Sur la quatrième licence mobile, tout reste ouvert. On attend les conclusions de l'Arcep", a-t-il dit.

L'autorité des télécoms doit communiquer d'ici le 30 septembre ses conclusions sur l'attribution des fréquences de téléphonie mobile de troisième génération (3G). Elle pourrait opter soit pour l'octroi de la licence à un seul entrant, soit la répartition de blocs de fréquences entre plusieurs opérateurs. L'Arcep a rejeté en octobre 2007 la candidature d'Iliad, maison mère du fournisseur d'accès à internet Free, la seule présentée.

Cyril Altmeyer, édité par Jacques Poznanski

 
<p>Les trois op&eacute;rateurs mobiles propri&eacute;taires d'un r&eacute;seau en France. L'arriv&eacute;e d'un quatri&egrave;me op&eacute;rateur mobile en France entra&icirc;nerait une baisse de 7% des tarifs des communications, selon un rapport du minist&egrave;re de l'Economie publi&eacute; mercredi par Les Echos. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>