Roland-Garros: Ferrer, un rêve et une mission quasi impossible

vendredi 7 juin 2013 22h24
 

PARIS (Reuters) - David Ferrer aura attendu sa 42e participation à un Grand Chelem avant d'apercevoir le bout d'une finale. Son "rêve" a été exaucé vendredi, à Roland-Garros, après une nouvelle victoire pleine d'application face à Jo-Wilfried Tsonga (6-1 7-6 6-2).

Depuis le début de la quinzaine, l'Espagnol avance dans l'ombre, sans faire de bruit et sans perdre de set non plus.

D'un naturel discret, pétri d'humilité, Ferrer a expliqué avec beaucoup de retenue sa joie de se retrouver enfin en finale d'un Majeur, treize ans après le début de sa carrière professionnelle.

"Je suis très heureux. Ce tournoi est vraiment particulier pour moi. Jouer ma première finale de Grand Chelem ici, c'est extraordinaire", a dit à la presse l'Espagnol avant de lâcher: "C'est un rêve".

Le rêve a toutefois des chances de virer au cauchemar dimanche, sur le Central, si les statistiques se répètent encore une fois.

Dans leurs confrontations directes, Nadal mène 19-4, et sur terre battue, Ferrer s'est incliné lors de leurs 16 dernières rencontres après avoir remporté leur tout premier duel sur cette surface, en 2004.

Le numéro cinq mondial, qui sera assuré de doubler son adversaire lundi lors de la prochaine publication du classement ATP - quoi qu'il arrive en finale -, a parfaitement conscience du défi qui l'attend.

"C'est difficile de jouer contre lui. Je ne dirais pas qu'il est imbattable. Djokovic l'a battu cette année en finale à Monte-Carlo mais c'est normal, c'est le numéro un mondial", a-t-il souligné.

"Bien évidemment, 'Rafa' est le favori mais je tâcherai de rester concentré sur tous les points, je vais me battre et je vais essayer de bouger beaucoup", a-t-il conclu.

Olivier Guillemain, édité par Simon Carraud

 
David Ferrer aura attendu sa 42e participation à un Grand Chelem avant d'apercevoir le bout d'une finale. Son "rêve" a été exaucé vendredi, à Roland-Garros, après une nouvelle victoire pleine d'application face à Jo-Wilfried Tsonga (6-1 7-6 6-2). /Photo prise le 7 juin 2013/REUTERS/Philippe Wojazer