22 février 2013 / 10:39 / il y a 5 ans

Ligue Europa: Lyon n'a pas tout perdu

par Simon Carraud

Les Lyonnais Bafétimbi Gomis (à gauche) et Rachid Ghezzal (à droite), à la lutte avec l'attaquant de Tottenham Moussa Dembélé, jeudi à Gerland. L'élimination des Gones par les Spurs en Ligue Europa tient du paradoxe: cruelle par son scénario, elle est aussi pleine de promesses pour une fin de la saison qui s'annonce plus tranquille que prévu. /Photo prise le 21 février 2013/REUTERS/Emmanuel Foudrot

LYON (Reuters) - L‘élimination de Lyon en Ligue Europa par Tottenham, jeudi soir, tient du paradoxe: cruelle par son scénario, elle est aussi pleine de promesses pour une fin de la saison qui s‘annonce plus tranquille que prévu.

Le parcours lyonnais s‘est arrêté sur un but décisif dans les derniers instants mais ce dénouement est moins dramatique qu‘il n‘y paraît pour l‘OL, qui a pris cette coupe d‘Europe comme un pis-aller après 12 campagnes de suite en Ligue des champions.

A Gerland, les joueurs de Rémi Garde ont tenu tête à l‘une des meilleures équipes d‘Angleterre, ont mené au score pendant tout le match et n‘ont craqué qu‘à la 90e minute (1-1).

Une semaine plus tôt, ils avaient perdu (2-1) mais déjà d‘un rien: les Spurs avaient marqué deux fois sur coup franc, deux fois par Gareth Bale et deux fois dans le temps additionnel, de la première puis de la seconde période.

A la sortie du vestiaire, le gardien Rémy Vercoutre a résumé le sentiment ambivalent de ses coéquipiers: “Le résultat est décevant, mais la manière en soi est plutôt rassurante”.

De fait, les Lyonnais ont réussi à endiguer les débordements d‘Aaron Lennon et de Gareth Bale, les deux rampes de lancement londoniennes. Si bien que Tottenham a dû attendre un éclair de Moussa Dembélé, “un but venu d‘ailleurs” de l‘aveu du gardien des Spurs Hugo Lloris, remplaçant jeudi.

“Dans l‘ensemble, on fait un très bon match. Malheureusement, sur une petite erreur...”, a déploré le meneur de jeu Clément Grenier, laissé sur place par un crochet de Dembélé avant la frappe lointaine du Belge.

Le défenseur William Gallas et Hugo Lloris -qui a passé quatre saisons à Lyon avant de partir en septembre dernier- ont eux-mêmes reconnu que l‘OL leur avaient compliqué la tâche.

Un chiffre: les Spurs n‘ont réalisé que trois tirs cadrés dans le match. Une victime: l‘avant-centre Emmanuel Adebayor, longtemps privé de ballon et souvent réduit à faire du footing dans la surface de réparation lyonnaise.

“C‘EST DU PASSÉ”

Or les Londoniens, à un point du podium en Premier League, ne sont pas les premiers venus. Ils sont les seuls cette saison à pouvoir se vanter d‘avoir battu Manchester United à Old Trafford en championnat d‘Angleterre.

Maxime Gonalons, capitaine et buteur jeudi soir, en est même arrivé à la conclusion que Tottenham n‘avait pas été meilleur que Lyon, ni à White Hart Lane, ni à Gerland.

“Si on regarde sur l‘ensemble du match, on leur a posé énormément de problèmes, on s‘est créé beaucoup plus d‘occasions qu‘eux. On n‘a pas à rougir de notre performance”, a-t-il déclaré, avant de penser à l‘après-Ligue Europa.

“C‘est du passé”, a-t-il dit, 30 minutes à peine après le coup de sifflet final. “Il faut mettre ça de côté et se consacrer au championnat. On n‘a plus que ça à jouer. On a un objectif commun, c‘est d‘aller chercher la Ligue des champions.”

Car, au-delà du niveau de jeu affiché, le bénéfice pour eux pourrait être d‘avoir été éliminés. Ce qui permet aux Lyonnais de se concentrer sur le principal objectif de leur saison, réintégrer le gotha européen.

Pour y arriver, ils doivent finir le championnat sur le podium, l‘idéal étant de prendre l‘une des deux premières places directement qualificatives. Pour l‘instant, ils sont deuxièmes avec trois points de moins que le Paris Saint-Germain, et deux de plus que Marseille.

Et le club de Jean-Michel Aulas, éliminé de la Coupe de France en janvier et de la Coupe de la Ligue depuis une éternité, a désormais un calendrier dégagé jusqu‘à la fin mai. Treize matches de Ligue 1, ni plus ni moins.

La série commence dimanche, à domicile, face à Lorient.

Edité par Gregory Blachier et Gilles Trequesser

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