Ligue Europa: Lyon n'a pas tout perdu

vendredi 22 février 2013 11h34
 

par Simon Carraud

LYON (Reuters) - L'élimination de Lyon en Ligue Europa par Tottenham, jeudi soir, tient du paradoxe: cruelle par son scénario, elle est aussi pleine de promesses pour une fin de la saison qui s'annonce plus tranquille que prévu.

Le parcours lyonnais s'est arrêté sur un but décisif dans les derniers instants mais ce dénouement est moins dramatique qu'il n'y paraît pour l'OL, qui a pris cette coupe d'Europe comme un pis-aller après 12 campagnes de suite en Ligue des champions.

A Gerland, les joueurs de Rémi Garde ont tenu tête à l'une des meilleures équipes d'Angleterre, ont mené au score pendant tout le match et n'ont craqué qu'à la 90e minute (1-1).

Une semaine plus tôt, ils avaient perdu (2-1) mais déjà d'un rien: les Spurs avaient marqué deux fois sur coup franc, deux fois par Gareth Bale et deux fois dans le temps additionnel, de la première puis de la seconde période.

A la sortie du vestiaire, le gardien Rémy Vercoutre a résumé le sentiment ambivalent de ses coéquipiers: "Le résultat est décevant, mais la manière en soi est plutôt rassurante".

De fait, les Lyonnais ont réussi à endiguer les débordements d'Aaron Lennon et de Gareth Bale, les deux rampes de lancement londoniennes. Si bien que Tottenham a dû attendre un éclair de Moussa Dembélé, "un but venu d'ailleurs" de l'aveu du gardien des Spurs Hugo Lloris, remplaçant jeudi.

"Dans l'ensemble, on fait un très bon match. Malheureusement, sur une petite erreur...", a déploré le meneur de jeu Clément Grenier, laissé sur place par un crochet de Dembélé avant la frappe lointaine du Belge.

Le défenseur William Gallas et Hugo Lloris -qui a passé quatre saisons à Lyon avant de partir en septembre dernier- ont eux-mêmes reconnu que l'OL leur avaient compliqué la tâche.   Suite...

 
Les Lyonnais Bafétimbi Gomis (à gauche) et Rachid Ghezzal (à droite), à la lutte avec l'attaquant de Tottenham Moussa Dembélé, jeudi à Gerland. L'élimination des Gones par les Spurs en Ligue Europa tient du paradoxe: cruelle par son scénario, elle est aussi pleine de promesses pour une fin de la saison qui s'annonce plus tranquille que prévu. /Photo prise le 21 février 2013/REUTERS/Emmanuel Foudrot