Six Nations: Benjamin Fall a "envie de défoncer les Anglais"

mercredi 20 février 2013 17h51
 

par Jean-Paul Couret

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Au diable le discours policé du professionnalisme, il fallait bien qu'un joueur du XV de France se lève avant le "crunch" pour dire tout le mal qu'il pense des Anglais et c'est Benjamin Fall qui a pris le rôle pour dire son "envie de les défoncer".

Il n'a pas été besoin de beaucoup insister sur l'évocation de Jeanne d'Arc ou de Napoléon, d'Azincourt ou de Waterloo, ou encore des "good game" à l'ironie et l'humour douteux (pour des Français bien sûr) de Will Carling dans les années 1990.

Malgré son sourire large et permanent, l'ailier du Racing a démarré au quart de tour, mercredi, dans la salle de presse du Centre national du rugby de Marcoussis.

"Moi, depuis que j'ai commencé le rugby, on ne me parle que de cette fameuse rivalité. J'ai hâte d'y être", a-t-il déclaré.

En cinq sélections, Benjamin Fall n'a jamais joué contre l'Angleterre et n'a jamais vu Twickenham mais il a fait l'expérience d'une confrontation avec les Anglais en Coupe d'Europe.

"Au Racing-Métro, on avait les Saracens dans la poule et beaucoup jouent en équipe d'Angleterre. Ils chambrent beaucoup sur le terrain. Dès que ça s'accroche, ils phrasent", raconte-t-il.

"J'ai un peu la malchance de comprendre l'anglais. Ils ne font que chambrer. Ça énerve, on a envie de les défoncer quoi !"

La double confrontation entre le Racing et les Saracens en H Cup s'est soldée par deux défaites du club français 30-13 et 37-28.   Suite...

 
Au diable le discours policé du professionnalisme, il fallait bien qu'un joueur du XV de France se lève avant le "crunch" pour dire tout le mal qu'il pense des Anglais et c'est Benjamin Fall (ici lors de son essai contre l'Italie) qui a pris le rôle pour dire son "envie de les défoncer". /Photo prise le 3 février 2013/REUTERS/Stefano Rellandini