Tennis: à Marseille, Gaël Monfils navigue toujours à vue

mercredi 20 février 2013 08h09
 

MARSEILLE (Reuters) - Le compteur de Gaël Monfils à l'Open 13 de Marseille reste désespérément bloqué à un maigre succès. Mardi, le Français, 106e et bénéficiaire d'une wild-card, a été sèchement éliminé (6-4 6-4) au premier tour par l'Espagnol Marcel Granollers, 35e mondial.

Sans être minant, cet échec le maintient toujours au-delà du Top 100 et il prouve que le retour vers les sommets, après une saison 2012 en pointillés en raison d'une blessure au genou, sera long.

Sur le green set du Palais des Sports de Marseille, Gaël Monfils s'est montré emprunté. Sur la balle de match, pris sur un contre-pied, il a même fini les quatre fers en l'air, victime d'une petite foulure à la cheville.

"C'était mon plus mauvais match depuis ma reprise, a lâché Gaël Monfils. Je n'avais pas de bonnes sensations, je ne tapais pas bien la balle. Vraiment un mauvais match. Il faut que je retourne bosser mon jeu de jambes".

Après un début de saison prometteur marqué par une demi-finale à Auckland, le Français marque le pas. Et il n'a qu'un tournoi à son programme avant le mois d'avril.

"Normalement, je vais à Delray Beach la semaine prochaine. J'étais dernier entrant direct… a dit Gaël Monfils. Je n'irai ni à Indian Wells ni à Miami. J'ai besoin de faire une vraie préparation et combler mes lacunes. Je veux pouvoir me faire une bonne caisse avant la saison sur terre battue."

Mais le Parisien n'a toujours trouvé le coach adéquat pour redonner de l'élan à sa carrière. A Marseille, dans son coin, il y avait son agent et Arnaud Clément, le capitaine de l'équipe de France de coupe Davis.

"Les choses avancent, il y a eu des échanges intéressants mais ça reste encore très vague. Si tout concorde, j'aimerais faire la préparation avec lui. Sinon, je demanderais des coups de main."

Secrètement, Gaël Monfils espère être affûté pour Roland-Garros. "Ce n'est pas facile d'en parler maintenant vu mon classement mais je crois beaucoup en la vie. Ce serait beau trente ans après de succéder à Yannick Noah..."

Eric Salliot, édité par Pascal Liétout