Tennis: un nouvel élan pour Marion Bartoli

mercredi 13 février 2013 18h23
 

par Eric Salliot

PARIS (Reuters) - Marion Bartoli a décidé de couper le cordon avec son père et entraîneur et espère trouver un nouvel élan avec l'aide d'une structure fédérale dirigée par Xavier Moreau, ancien préparateur physique d'Amélie Mauresmo.

Son retour dans l'équipe de France de Fed Cup, même si elle n'a pas joué le week-end dernier contre l'Allemagne en raison d'une grippe, a entériné sa rupture professionnelle avec son père, qui la couvait depuis vingt ans.

Depuis une quinzaine de jours, Marion Bartoli, 11e mondiale à 28 ans, s'essaie donc au changement avec une équipe bien connue de Mauresmo, qui l'a convaincue de revenir en équipe de France.

"Comme dans toute relation entraîneur-entraîné, il y a l'usure. En l'occurrence, elle décide de choisir une autre orientation", a dit Xavier Moreau à Reuters.

"Elle avait ses habitudes d'entraînement et pas mal de gens les critiquaient, mais je n'en faisais pas partie. Marion est onzième mondiale. S'ils avaient fait n'importe quoi, ça ce serait vu."

Intégré dans le staff d'Amélie Mauresmo lors de sa nomination au capitanat de l'équipe de France l'été dernier, Xavier Moreau n'entend pas se contenter d'un rôle ponctuel.

"Le staff France, c'est une ressource. C'est notre job de créer les conditions pour lui donner un nouvel élan. Mon rôle a été de faire une cartographie du profil physique de chaque fille pour pouvoir personnaliser les orientations d'entraînement", a-t-il expliqué.

"On a fait les mêmes tests avec Marion. Elle se sent encadrée, elle sait exactement ce vers quoi aller pour être plus performante. Je l'ai trouvée très déterminée (...) On lui a donné les clés de progression et une échelle de temps. Elle a des objectifs clairs."   Suite...

 
La numéro un française du tennis Marion Bartoli, qui s'est récemment séparée de son père, espère trouver un nouvel élan dans sa carrière en optant pour la structure fédérale dirigée par Xavier Moreau, l'ancien préparateur physique d'Amélie Mauresmo. /Photo prise le 12 février 2013/REUTERS/Fadi Al-Assaad