February 7, 2013 / 10:44 AM / 4 years ago

Football: les Bleus veulent quand même retenir du positif

4 MINUTES DE LECTURE

Lukas Podolski (à gauche) à la lutte avec Mathieu Valbuena, marqueur contre l'Allemagne, au Stade de France. L'équipe de France, qui s'est inclinée 1-2 est tombée sur meilleure qu'elle mercredi soir mais, à défaut d'avoir livré une grande prestation, les Bleus et Didier Deschamps veulent y voir des signes encourageants. /Photo prise le 6 février 2013/Gonzalo Fuentes

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - L'équipe de France est tombée sur meilleure qu'elle mercredi soir face à l'Allemagne au Stade de France mais, à défaut d'avoir livré une grande prestation, les Bleus et Didier Deschamps ont voulu y voir des signes encourageants.

Cette Allemagne était un cran au-dessus. Collectivement d'abord, comme elle l'a montré sur certaines séquences de jeu qui ont semblé rendre la France impuissante.

Individuellement aussi, parce que Mesut Özil est ressorti de ce match, parce que Thomas Müller a souvent ouvert des gouffres dans l'axe ou parce qu'Ilkay Gündogan a multiplié les passes qui font gagner du terrain.

Mais les Bleus auraient aussi pu finir le match autrement qu'avec une défaite 2-1 s'ils avaient été plus attentifs, plus rigoureux, plus efficaces.

Une perte de balle d'Etienne Capoue, entré après la pause, a coûté le but de l'égalisation. Un alignement approximatif a facilité le second, quoi que marqué du sceau d'Özil.

A l'opposé du terrain, Karim Benzema a manqué de mordant et Franck Ribéry ou Mathieu Valbuena, les meilleurs Bleus avec le gardien Hugo Lloris, ont parfois péché dans leurs initiatives.

Mais une fois passé la première demi-heure durant laquelle l'Allemagne a dominé sans partage, ils ont porté assez souvent le danger dans le camp adverse pour que le sélectionneur y trouve après le match quelque motif de satisfaction.

"Je pense qu'on a fait des choses intéressantes, notamment dans l'animation offensive", a dit Didier Deschamps.

"Après, de par la qualité de l'adversaire, ça n'a pas été simple, mais on s'est rendu coup pour coup."

L'équipe de France n'est pas taillée pour confisquer le ballon. Elle l'avait montré en Espagne, où elle avait arraché le nul 1-1 après avoir subi plus de 50 minutes, et en Italie, où sa victoire 2-1, porteuse d'espoirs, devait un peu au manque de réalisme des Azzurri.

"Le Plus Difficile"

Mais elle a des armes, comme un Franck Ribéry en forme, un Mathieu Valbuena qui ne réussit pas tout mais a le mérite de faire beaucoup - et d'avoir marqué, comme en novembre à Parme -, où un Moussa Sissoko qui a comblé beaucoup d'espaces et a tenté d'apporter le surnombre devant.

"On a eu une animation offensive intéressante, il y a eu beaucoup de décalages, de mouvements, on a souvent trouvé des positions de frappe", a souligné Deschamps.

"Face à une telle équipe, sur le plan offensif, on a eu des actions de qualité."

La défense n'est pas le point fort de l'Allemagne - Matts Hummels et Per Mertesacker sont solides mais souvent empruntés, Benedikt Höwedes jouait à contre-emploi à droite.

Mais il n'empêche, en jouant quelques coups vite et bien, la France a eu des occasions, notamment en seconde période quand le match s'est débridé et que les Allemands revenaient moins vite derrière.

Ribéry, Valbuena ou Benzema auraient pu ou dû marquer un but de plus avec davantage d'application.

"L'efficacité, c'est faire le bon geste (...) des fois c'est un peu plus de réussite, un peu plus de spontanéité. C'est la chose la plus difficile dans le football", a dit Deschamps.

S'il ne dit pas tout des maux bleus mercredi, voici un chantier à travailler avant les deux matches de qualification pour la Coupe du monde 2014 contre la Géorgie et l'Espagne, les 22 et 26 mars à Saint-Denis.

En attendant, les Bleus s'attacheront à relativiser, comme le souhaitait Yohan Cabaye après la rencontre.

"C'est toujours pareil : quand on gagne, il ne faut pas s'enflammer, quand on perd, il ne faut pas nous mettre sous terre", s'est défendu le milieu de terrain, ajoutant que ce genre de match se jouait sur "des petits détails".

"On n'est pas très loin mais il faut continuer à travailler", a ajouté le joueur de Newcastle.

Il a ainsi résumé l'impression donné par un match où la France peut trouver des motifs de satisfaction mais qui lui a aussi montré le chemin à parcourir pour rééditer, à domicile, sur un match plein et avec de la continuité, la performance de Madrid.

Edité par Julien Prétot

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