Six Nations: le XV de France entre désillusion et envie de rachat

mercredi 6 février 2013 17h06
 

par Jean-Paul Couret

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Plusieurs joueurs du XV de France ont levé mercredi un coin du voile sur ce qui a suivi leur défaite 23-18 à Rome, dimanche, parlant de désillusion plus ou moins "digérée", d'équipe "très émoussée", de discours "musclé" des entraîneurs et de "rachat".

"Le débrief a été difficile pour nous joueurs et le discours est assez musclé et porté sur un certain esprit de révolte", a dit le troisième ligne Fulgence Ouedraogo.

Philippe Saint-André, le sélectionneur de l'équipe de France, "essaie de nous piquer mais à juste titre. On a fait de la vidéo, il nous a mis face à ce qu'on a produit et ce qu'on a fait comme jeu", a-t-il ajouté. "On a fait un mauvais match le week-end dernier et on essaie de se reprendre".

Le demi de mêlée Maxime Machenaud a comparé l'après Italie-France au premier match de la tournée de juin en Argentine 23-20 à Cordoba.

"Philippe Saint-André a essayé de nous réveiller, de nous dire que toutes les fautes qui ont été commises sont des fautes stupides et qu'il va falloir vite se remobiliser", a dit le demi de mêlée, qui était de la tournée mais pas de la rencontre.

Mathieu Bastareaud a été le seul à se démarquer lorsqu'il lui a été demandé s'il avait trouve "musclé" le discours de Philippe Saint-André.

"Non, pas plus que ça. Enfin, pour connaître Bernard Laporte au quotidien, je peux vous assurer que j'ai vécu des après-match bien plus tendus mais c'est clair qu'il n'y avait pas beaucoup de sourires", a dit le trois-quart centre avec un sourire.

"Philippe a haussé le ton à la vidéo, comme un entraîneur déçu, frustré (...) Forcément il se pose des questions comme tout le monde", a-t-il ajouté. "Il fallait pas s'attendre à ce qu'il nous prenne dans ses bras mais c'est tout à fait normal."   Suite...

 
Frédéric Michalak face à la joie des Italiens après la défaite 23-18 du XV de France à Rome. Plusieurs joueurs du XV de France ont levé mercredi un coin du voile sur ce qui a suivi leur défaite à Rome, dimanche, parlant de désillusion plus ou moins "digérée", d'équipe "très émoussée", de discours "musclé" des entraîneurs et de "rachat". /Photo prise le 3 février 2013/REUTERS/Stefano Rellandini