Football: l'Allemagne, étape idéale de la reconstruction

mardi 5 février 2013 13h01
 

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - L'équipe de France de football entame un semestre décisif, mercredi face à l'Allemagne, à l'occasion d'un match qui lui permet de valider sa progression et n'a, à l'aune des échéances à venir, d'amical que le nom aux yeux de Didier Deschamps.

Six mois après la prise de fonctions du sélectionneur, les Bleus vont mieux. Co-leaders de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 2014 après trois matches, ils ont signé à l'automne deux belles performances en Espagne (1-1) et en Italie (2-1).

Tout n'a pas été parfait dans ces deux rencontres mais l'impression laissée en deuxième période à Madrid et la victoire à Parme donnent le sentiment que ces Bleus, quittés sur un quart et des écarts à l'Euro, sont sur la voie d'une renaissance.

L'hypothèse sera, ou pas, validée au mois de mars, une fois qu'ils auront reçu la Géorgie et l'Espagne.

Dans cette perspective, Didier Deschamps n'entend pas faire du match face à l'Allemagne un prétexte à une revue d'effectif. Sa liste de 23 en témoigne, où seuls Romain Alessandrini et le revenant Bacary Sagna intègrent un groupe quasi inchangé.

Son discours est à l'avenant quand il parle de ce match non comme une parenthèse mais comme le premier d'une série qui se poursuivra en mars.

"C'est un match de prestige de par la qualité de l'adversaire mais je ne vais pas dire aux joueurs 'prenez du plaisir et qu'importe le résultat'", prévient-il.

"C'est notre match de rentrée, je n'ai pas vu les joueurs sous le maillot de l'équipe de France depuis trois mois, ça va nous fixer par rapport au programme de ce premier trimestre."   Suite...

 
Entraînement de l'équipe de France à Clairefontaine. Aux yeux de Didier Deschamps, le match contre l'Allemagne mercredi est le rendez-vous idéal, parce que ses Bleus vont retrouver leur public et auront face à eux une équipe joueuse et de haut niveau - bien qu'amoindrie par des absences majeures. /Photo prise le 4 février 2013/REUTERS/Gonzalo Fuentes