Football: en 1982 ? Les Bleus n'étaient pas nés

lundi 4 février 2013 21h17
 

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - L'Allemagne n'est pas un adversaire comme les autres pour une grande partie du public français, qui se rappelle la demi-finale de la Coupe du monde 1982, sa dramaturgie et le K.O. de Patrick Battiston.

Pour les joueurs de l'équipe de France qui affronteront ce même rival mercredi en match amical au Stade de France et dont seulement deux membres sur 23 étaient nés en 1982, cela n'évoque pas grand chose.

"Ça fait loin", avait prévenu Didier Deschamps qui précédait lundi ses joueurs en conférence de presse à Clairefontaine.

"Moi je l'ai vécu, c'est l'un de mes premiers grands souvenir à la télé, mais il faut l'avoir vécu. Je ne pense pas que ça soit un événement pour eux."

Bacary Sagna, Romain Alessandrini et Moussa Sissoko, qui lui ont succédé, ont confirmé le pressentiment du sélectionneur.

"Il me semble qu'il y a un gros choc entre le gardien et Battiston...", a tenté le premier, prenant l'ancien défenseur international pour un attaquant qu'il n'était pas.

"C'est des images qui marquent mais j'ai vu des extraits du match, seulement des extraits. Je n'étais pas né", a ajouté Sagna, âgé de 29 ans.

Romain Alessandrini, 23 ans et nouvel appelé en bleu, a fait encore plus court mais s'est tout de même rappelé que la France avait mené 3-1 en prolongation avant d'être reprise et de perdre aux tirs au but.

"Je ne connais que le résultat, je n'étais pas né, je n'en sais pas plus", a plaidé le joueur du Stade Rennais.   Suite...

 
Séance d'entraînemant à Clairefontaine pour les Bleus (de gauche à droite) Mathieu Valbuena, Adil Rami et Franck Ribery. L'Allemagne n'est pas un adversaire comme les autres pour une grande partie du public français, qui se rappelle la demi-finale de la Coupe du monde 1982. Pour les joueurs de l'équipe de France qui affronteront ce même rival mercredi en match amical et dont seulement deux sur 23 étaient nés en 1982, cela n'évoque pas grand chose. /Photo prise le 4 février 2013/REUTERS/Gonzalo Fuentes