Six Nations: un France-Italie plus que compliqué ?

samedi 2 février 2013 13h01
 

par Jean-Paul Couret

PARIS (Reuters) - Le XV de France aborde le Tournoi des six nations contre l'Italie, dimanche, à Rome, deux mois après son petit chelem de novembre qui lui donne élan mais aussi obligation de résultat.

Ainsi le veut Philippe Saint-André qui déclare sans ambages: "On est sur quatre victoires d'affilée, on en veut une cinquième."

Le manager-sélectionneur juge en outre "normal d'être favori avec l'Angleterre" et précise surtout son objectif immédiat. "Il faut bien rentrer dans le Tournoi", dit-il. "On va faire par blocs de deux, gagner en Italie et bien recevoir les Gallois. On pensera au reste après."

Pour atteindre ces objectifs, Philippe Saint-André et ses adjoints Yannick Bru et Patrice Lagisquet, désormais bien installés à la tête du XV de France, se sont appuyés sur la tournée de novembre pour le choix des hommes et la stratégie.

Comme souvent dans les débuts de Tournoi, leur tâche n'a cependant pas été facilitée par le calendrier dicté par les incohérences du rugby français.

Alors que tous leurs rivaux bénéficiaient de deux semaines de stage, la préparation n'a commencé que par un chaotique rassemblement à 35 au lendemain d'une soirée de Top 14.

L'épisode s'est réduit de l'aveu même de Saint-André à "trois jours de récupération et de vidéo sans vraiment de rugby" et rythmés par les forfaits dus aux blessures du championnat.

Ainsi sont sortis du groupe l'arrière et l'ailier de novembre, Brice Dulin et Vincent Clerc, plus le troisième ligne Wenceslas Lauret. Ils ont été remplacés au fil du week-end par Maxime Médard, Hugo Bonneval et Pierrick Gunther qui sont surtout venus à Marcoussis pour toucher le paquetage des internationaux avant d'en repartir aussi vite qu'arrivés.   Suite...

 
Le sélectionneur du XV de France Philippe Saint-André et le capitaine de l'équipe Pascal Papé, lors d'une séance d'entraînement à Marcoussis. Le XV de France aborde le Tournoi des six nations contre l'Italie, dimanche, à Rome, deux mois après son petit chelem de novembre qui lui donne élan mais aussi obligation de résultat. /Photo prise le 3 février 2013/REUTERS/Charles Platiau