Football: Bordeaux sort affaibli du mercato

jeudi 31 janvier 2013 21h54
 

par Claude Canellas

BORDEAUX (Reuters) - Bordeaux, bien que cinquième de Ligue 1 après 22 journées, n'a pas résisté à la "réalité économique" et sort donc du mercato d'hiver avec le sentiment de s'être amoindri.

Pour accueillir Valenciennes, samedi en championnat, les Girondins ne pourront plus compter Yoan Gouffran, Matthieu Chalmé et Jussiê, dont les départs ont été compensés par l'arrivée du jeune attaquant uruguayen Diego Rolan et le retour de Julien Faubert.

A quelques heures de la clôture du marché, l'entraîneur Francis Gillot, qui a prolongé son bail avec Bordeaux de deux saisons, aurait espéré mieux mais il a admis jeudi en conférence de presse qu'il fallait faire avec les moyens du moment.

"Je préfère une équipe un peu affaiblie et que le club ne mette pas la clé sous la porte", a-t-il souligné.

"La réalité économique est la plus importante. Il y a des clubs qui depuis quatre-cinq ans sont en Ligue 2, ont beaucoup de mal, qui avaient un train de vie assez élevé et qui ont aujourd'hui un train de vie qui a bien diminué", a-t-il ajouté.

"On ne veut pas en arriver là. C'est une réalité économique qu'il faut accepter. Nous entraîneurs, c'est vrai qu'au départ on a du mal à accepter tout ça mais on doit s'y ranger."

Les mercatos d'hiver passent et ne se ressemblent donc pas en Gironde où, il y a un an, signaient le milieu de terrain Ludovic Obraniak, devenu le régulateur du jeu bordelais, et le latéral droit brésilien Mariano, désormais titulaire indiscutable.

Cette année, avec un déficit prévisionnel de 20 millions d'euros annoncé dès la fin de la saison dernière, les champions de France 2009 ont dû continuer de réduire leur masse salariale.   Suite...

 
L'entraîneur de Bordeaux Francis Gillot. Bien que cinquième de Ligue 1 après 22 journées, le club français n'a pas résisté à la "réalité économique" et sort donc du mercato d'hiver avec le sentiment de s'être amoindri. /Photo prise le 20 septembre 2012/REUTERS/Régis Duvignau