Dopage: débuts contrariés au procès de "l'affaire Puerto"

lundi 28 janvier 2013 20h26
 

MADRID (Reuters) - Le procès du médecin espagnol Eufemiano Fuentes, accusé d'avoir été le cerveau d'un réseau de dopage dans le cyclisme, et de quatre autres personnes s'est ouvert lundi mais le témoignage du principal protagoniste a été renvoyé au lendemain.

Fuentes et quatre autres personnes comparaissent à Madrid près de sept ans après le début du scandale connu sous le nom d'affaire Puerto, qui a démarré par la saisie de stéroïdes anabolisants, de matériel de transfusion et de poches de sang.

Des rapprochements ont été faits entre ces poches de sang et de nombreux coureurs cyclistes dont l'Italien Ivan Basso et l'Allemand Jan Ullrich, qui avaient été exclus du Tour de France en 2006.

Basso, double vainqueur du Tour d'Italie, doit témoigner le mois prochain, tout comme Alberto Contador, déchu d'une de ses trois victoires sur le Tour de France après un contrôle positif.

Le début du procès a tourné au spectacle lundi lorsque Fuentes a été assailli par les journalistes à son arrivée au tribunal vers 09h00, heure locale.

La presse a ensuite dû patienter deux heures avant d'entrer dans le bâtiment. Puis la juge Julia Santamaria s'est brièvement entretenue avec les accusés et leurs avocats, avant de lever la séance et de renvoyer la déposition de Fuentes à mardi.

Ce procès est suivi d'autant plus près qu'il pourrait faire apparaître des pratiques dopantes dans d'autres sports que le cyclisme.

L'Agence mondiale antidopage (Ama), qui joue un rôle majeur dans ce procès, a été informée que certaines des poches de sang renvoyaient à des athlètes d'autres disciplines.

Selon les médias, des footballeurs et des joueurs de tennis seraient concernés.   Suite...

 
Le procès du médecin espagnol Eufemiano Fuentes (photo), accusé d'avoir été le cerveau d'un réseau de dopage dans le cyclisme, et de quatre autres personnes s'est ouvert lundi mais le témoignage du principal protagoniste a été renvoyé au lendemain. /Photo prise le 28 janvier 2013/REUTERS/Sergio Perez