26 janvier 2013 / 14:47 / il y a 5 ans

Open d'Australie: Djokovic et Murray partis pour régner

par Eric Salliot

Le Serbe Novak Djokovic (à gauche) et le Britannique Andy Murray se retrouvent dimanche en finale de l'Open d'Australie, nouvel épisode d'une rivalité à la tête du tennis mondial qui semble partie pour durer. /Photo prise le 14 octobre 2012/REUTERS/Aly Song

PARIS (Reuters) - La finale de l‘Open d‘Australie dimanche entre Novak Djokovic et Andy Murray, remake du dernier US Open, marque une nouvelle ère pour le tennis à un moment où l‘étoile Roger Federer semble pâlir - le Suisse n‘a atteint que deux finales sur les douze derniers tournois majeurs - et où le retour de Rafael Nadal se fait attendre.

Pour Guy Forget, ancien capitaine de l‘équipe de France présent à Melbourne, l‘affiche de la finale au Melbourne Park est révélatrice de la hiérarchie mondiale.

“L‘avenir, c‘est eux ! Novak Djokovic, Andy Murray et probablement Rafael Nadal lorsqu‘il sera remis sur pied”, estime l‘actuel directeur du tournoi de Paris-Bercy.

“Roger Federer est toujours de ce niveau-là. Mais on sait bien qu‘un moment donné lorsque le match va s‘éterniser, il y a des petites baisses de tension et c‘est deux ou trois points qui vous échappent. Et c‘est comme ça qu‘on perd un set”, poursuit Forget.

“Le décor est planté, et on risque de retrouver très souvent Djokovic et Murray aux avant-postes cette saison.”

Les deux rivaux, tous deux âgés de 25 ans, ont amené leur sport à une dimension physique de plus en plus pointue. L‘an passé, leur demi-finale à Melbourne avait duré près de cinq heures. Novak Djokovic avait arraché la décision mais Guy Forget trouve que les progrès de l‘Écossais sont évidents.

“IL A FRANCHI UN CAP”

Il les attribue principalement à Ivan Lendl, coach de Murray depuis treize mois.

“Grâce à Lendl, il a franchi un cap. Je crois qu‘il a doublé ses quantités de temps passés sur un court à l‘entraînement. Il est devenu plus précis, plus constant. Comme un pianiste qui répète ses gammes pendant six heures, il a moins de chance de faire un couac que celui qui en fait trois heures”, dit Forget.

A New York, dans des conditions ventées, Andy Murray avait ouvert son compteur en Grand Chelem.

Quatre mois plus tard, il retrouve Novak Djokovic dans une Rod Laver Arena que le Serbe affectionne particulièrement: il n‘y compte que trois défaites et ambitionne de décrocher un quatrième trophée après ceux de 2008, 2011 et 2012. Il rejoindrait alors Roger Federer et Andre Agassi, l‘homme qui remettra le trophée dimanche.

Pour ces raisons, Guy Forget s‘attend à un match serré, peut-être un combat d‘usure.

“Ils vont essayer de régler leurs comptes. Djokovic a été chahuté en huitième. Si Murray a récupéré de ses cinq sets de vendredi, ce match peut faire des étincelles. Ils sont tellement orgueilleux l‘un et l‘autre qu‘ils vont se lancer un bras de fer du fond de court. Ce sont les deux meilleurs athlètes”, prédit Forget.

“Ils ont une couverture de terrain phénoménale et ils sont capables de claquer une attaque en coup droit et revers lorsque l‘échange s‘éternise.”

En 2012, les deux rivaux s‘étaient mesurés sept fois, le Serbe s‘imposant à quatre reprises. Au total, ils se sont affrontés 17 fois et Djokovic mène par dix victoires à sept. Ils se connaissent par cœur depuis l‘âge de douze ans.

“A l‘époque, il avait une sacrée tignasse frisée et il était pâlot. Mais on ne savait pas qu‘on installerait une rivalité”, a rigolé Djokovic.

Dimanche, il n‘y aura certainement pas de place pour la plaisanterie ou les sentiments.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Henri-Pierre André

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