Lance Armstrong se dit condamné à une "peine de mort" sportive

samedi 19 janvier 2013 09h42
 

NEW YORK (Reuters) - Lance Armstrong a expliqué vendredi que sa radiation à vie constituait l'équivalent d'une "peine de mort" sportive, sanction qui lui a été infligée pour s'être dopé pendant la majeure partie de sa carrière.

Le coureur texan a fait ce commentaire lors de la seconde partie de l'entretien accordé à l'animatrice Oprah Winfrey lundi à Austin, qui a été diffusée vendredi soir.

L'ancien cycliste avait reconnu jeudi dans la première partie de l'interview avoir utilisé des substances prohibées à chacun des sept Tours de France qu'il a remportés entre 1999 et 2005.

Lance Armstrong a estimé que la sanction qui lui a été infligée par l'Agence américaine antidopage (Usada), qui avait établi un rapport de plus de mille pages sur le sujet, était bien plus sévère que celles touchant d'autres coureurs repentants.

La clémence de l'Usada à l'égard de ces derniers tient au fait qu'ils ont accepté de témoigner contre lui, a déclaré Armstrong.

"Je ne dis pas que cela est injuste, je dis que cela est différent. Je méritais d'être puni, je ne suis pas sûr que je méritais la peine de mort", a-t-il jugé.

Agé de 41 ans, le Texan n'a pas l'ambition de reprendre une carrière cycliste professionnelle mais il souhaitait pouvoir participer à des événements sportifs comme le marathon de Chicago.

Laissant percer par instants ses émotions, Armstrong a admis avoir honte de ce qu'il avait fait et a dit éprouver des remords.

Il a dû contenir ses larmes lorsqu'il a raconté le moment où il a avoué à ses enfants que les accusations portées contre lui étaient vraies.   Suite...

 
Lors de la seconde partie de l'entretien accordé à l'animatrice Oprah Winfrey lundi à Austin, qui a été diffusée vendredi soir, Lance Armstrong a expliqué que sa radiation à vie constituait l'équivalent d'une "peine de mort" sportive, sanction qui lui a été infligée pour s'être dopé pendant la majeure partie de sa carrière. /Photo prise le 14 janvier 2013/REUTERS/Harpo Studios, Inc/George Burns