Cyclisme: Christian Prudhomme déçu par les aveux d'Armstrong

vendredi 18 janvier 2013 18h11
 

PARIS (Reuters) - Le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, a confié vendredi à Reuters "rester un peu sur sa faim" après les aveux de Lance Armstrong et souhaite qu'on puisse faire tomber le système qui a permis au Texan de se doper si longtemps.

Invité à réagir aux propos de l'ancien septuple vainqueur de la Grande Boucle déchu de tous ses titres, Christian Prudhomme a d'abord souligné que Lance Armstrong s'était livré "à un exercice de communication parfaitement millimétré".

"Même s'il y a quelques semaines encore on nous avait dit qu'Armstrong s'était dopé publiquement pendant le Tour de France, on n'aurait pas cru cela possible. Mais après les fuites de ces derniers jours, on reste un peu sur sa faim", a-t-il toutefois regretté.

"Il faut aller plus loin. Le rapport de l'Agence américaine antidopage (Usada, ndlr) a dénoncé un système. Il faut qu'on en sache plus, sur la manière dont il a pu se doper et notamment sur l'influence de son entourage", a ajouté Christian Prudhomme.

Prié de dire si les aveux de Lance Armstrong avaient une chance de ternir l'image du Tour de France, le patron de la plus course cycliste la plus suivie au monde a balayé cette hypothèse et estimé que ce sport était sur la voie du changement.

"L'affaire Armstrong est une photographie du cyclisme d'il y a quelques années. Je ne peux pas vous dire que le sport est aujourd'hui un sport parfait. Mais les choses ont déjà changé", a-t-il expliqué.

"Maintenant ce qu'il faut, précisément pour se prémunir des affaires de ce genre, c'est qu'on en sache plus et qu'on puisse démonter le système dont a parlé l'USADA dans son rapport accablant", a-t-il conclu.

Olivier Guillemain

 
Le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, a confié à Reuters "rester un peu sur sa faim" après les aveux de dopage de Lance Armstrong. Il a ajouté souhaiter qu'on puisse faire tomber le système qui a permis au Texan de se doper si longtemps. /Photo prise le 24 octobre 2012/REUTERS/Benoît Tessier