Dopage: Lance Armstrong, des aveux mais pas de larmes
par Julien Pretot
PARIS (Reuters) - Les mots ont changé. L'attitude, si peu.
S'il a marqué un moment important de l'histoire du cyclisme, le premier volet des aveux de dopage de Lance Armstrong a laissé jeudi trop de questions sans réponse.
Aussi froidement qu'il a menti pendant plus d'une décennie, l'Américain a finalement reconnu ce que tout le monde savait au moins depuis quelques mois.
D'un simple 'oui', ponctué du regard toujours aussi glacial d'un homme qui après avoir tout gagné se bat désormais pour ne pas tout perdre, Lance Armstrong a reconnu s'être dopé pour remporter ses sept titres sur le Tour de France.
Il l'a reconnu, le survivant du cancer qui domine le monde du cyclisme était "un mythe", un "grand mensonge répété de nombreuses fois".
A ceux qu'il a blessés, Armstrong, qui a reconnu avoir été un "tyran", a offert des excuses. Sans plus.
L'ensemble a grandement manqué de passion -peut-être réservée au second volet diffusé vendredi- et de conviction.
Comme si Armstrong, dopé pendant des années à l'EPO, la testostérone et aidé par d'innombrables transfusions sanguines, regrettait plus d'avoir été confondu que d'avoir fauté. Suite...

