Dopage: l'UCI favorable à une commission vérité avec Armstrong

vendredi 18 janvier 2013 10h49
 

PARIS (Reuters) - L'Union cycliste internationale (UCI) se dit favorable à ce que Lance Armstrong, qui a reconnu jeudi avoir eu recours à des pratiques dopantes au cours de sa carrière, puisse participer à une commission vérité et réconciliation dans les prochains mois.

Pour l'heure, cette commission qui pourrait garantir à tous les cyclistes avouant s'être dopés une amnistie partielle n'existe pas et l'UCI n'a pas le pouvoir d'en créer une.

"L'UCI accueille favorablement la décision qu'a prise Lance Armstrong de finalement dire la vérité et d'avouer avoir pris des substances interdites", explique dans un communiqué publié vendredi l'instance dirigeante du cyclisme.

Le 22 octobre dernier, sur la foi d'un rapport à charge de l'Agence américaine antidopage (Usada), l'UCI a suspendu le Texan à vie et annulé tous ses résultats enregistrés à partir de 1998, notamment ses sept victoires dans le Tour de France.

A cette époque, le président de l'UCI Pat McQuaid avait dit que Lance Armstrong n'avait désormais plus rien à voir avec le cyclisme. Mais vendredi, quelques heures après les aveux de l'ancien coureur, le patron de la fédération internationale a réagi spécifiquement à l'un des propos tenus par l'ancien coureur face à Oprah Winfrey.

"Nous notons que Lance Armstrong a émis le souhait de participer à une commission vérité et réconciliation, ce à quoi nous serions favorables", dit Pat McQuaid.

"S'il y avait une commission vérité et réconciliation -et ce n'est pas mon rôle de le demander- et si j'y étais convié, je serais le premier à m'y présenter", a exactement dit Lance Armstrong au cours de son entretien avec la célèbre animatrice américaine.

"NI COLLUSION, NI CONSPIRATION"

Au-delà de ce point précis, Pat McQuaid a estimé que la démarche de Lance Armstrong était un bon signal envoyé au cyclisme.   Suite...

 
Le président de l'Union cycliste internationale, Pat McQuaid. L'UCI se déclare favorable à ce que Lance Armstrong, qui a reconnu jeudi avoir eu recours à des pratiques dopantes au cours de sa carrière, puisse participer à une commission vérité et réconciliation dans les prochains mois. Pour l'heure, cette commission qui pourrait garantir à tous les cyclistes avouant s'être dopés une amnistie partielle n'existe pas et l'UCI n'a pas le pouvoir d'en créer une. /Photo prise le 13 décembre 2012/REUTERS/Denis Balibouse