Dopage: les aveux de Lance Armstrong n'ont pas convaincu

vendredi 18 janvier 2013 09h58
 

NEW YORK (Reuters) - Les aveux de dopage auxquels Lance Armstrong s'est livré jeudi soir dans un entretien télévisée avec l'animatrice Oprah Winfrey n'ont pas totalement convaincu.

L'ancien coureur s'était pourtant préparé pour ce rendez-vous mais ses propos prononcés le plus souvent sans la moindre trace d'émotion, sans l'expression visible d'un remords ont déçu ses critiques et certains de ses partisans.

Travis Tygart, président de l'Agence américaine antidopage (Usada), a jugé que le cycliste texan devait accomplir encore des efforts afin de véritablement s'amender.

"Ce soir, Lance Armstrong a finalement reconnu que sa carrière cycliste avait été construite sur une puissante combinaison de dopage et de tromperie", a dit Tygart dans un communiqué.

"Qu'il ait admis s'être dopé pendant toute sa carrière n'est qu'un petit pas dans la bonne direction. Mais s'il désire sincèrement rectifier ses erreurs passées, il devra témoigner sous serment à propos de l'ensemble de ses activités dans le dopage", ajoute le patron de l'Usada.

Betsy Andreu, femme de l'ancien coureur Frankie Andreu qui fut équipier d'Armstrong chez US Postal, a jugé que le Texan avait gâché une occasion de se racheter.

"Il aurait pu en sortir propre. Il me le devait. Il le devait au sport qu'il a détruit. Il avait une occasion d'obtenir la rédemption et il l'a gâchée", a déclaré Betsy Andreu.

La jeune femme avait témoigné devant l'Usada qu'elle et son mari se trouvaient dans la chambre d'hôpital où Armstrong était soigné pour son cancer des testicules.

Selon les témoignages du couple, le Texan avait alors avoué à un médecin qu'il avait pris des produits dopants avant de tomber malade.   Suite...

 
Les aveux de dopage auxquels Lance Armstrong s'est livré jeudi soir dans un entretien télévisée avec l'animatrice Oprah Winfrey n'ont pas totalement convaincu. L'ancien coureur s'était pourtant préparé pour ce rendez-vous mais ses propos prononcés le plus souvent sans la moindre trace d'émotion, sans l'expression visible d'un remords ont déçu ses critiques et certains de ses partisans. /Photo d'archives/REUTERS/François Lenoir