Armstrong pourrait être confronté à un casse-tête judiciaire

mercredi 16 janvier 2013 08h34
 

par Joseph Ax

NEW YORK (Reuters) - Les aveux que Lance Armstrong aurait faits lors d'une interview qui doit être diffusée jeudi soir par la télévision américaine ne mettent pas fin à la chute du cycliste confronté désormais à un casse-tête judiciaire sans totalement écarter l'hypothèse d'une peine de prison.

Le coureur a déjà été sanctionné sur le plan sportif: il a été radié à vie et déchu de ses sept succès dans le Tour de France entre 1999 et 2005 après la publication par l'agence américaine antidopage (Usada) d'un rapport le plaçant au centre du système de dopage le plus sophistiqué jamais organisé dans le cyclisme.

Sous la pression de ses sponsors, dont Nike, il a quitté le conseil d'administration de sa fondation Livestrong, créée après avoir vaincu un cancer des testicules en 1997.

C'est maintenant la phase judiciaire qui devrait s'ouvrir et certains experts en droit estiment que le coureur texan devrait échapper à des inculpations de parjures ou de faux témoignages.

Ce sont ces poursuites qui apparaissent comme les plus menaçantes pour le coureur qui peut s'appuyer sur les exemples de la sprinteuse Marion Jones et du joueur de base-ball Barry Bonds.

Poursuivie pour parjure et pour avoir menti à un grand jury, Marion Jones qui risquait jusqu'à cinq années d'emprisonnement avait été condamnée à six mois, une peine purgée entre mars et septembre 2008 à Fort Worth au Texas.

Le dernier témoignage sous serment au cours duquel Armstrong a nié avoir fait usage de substances prohibées pour améliorer ses performances date de 2005 lors d'une audience d'arbitrage qui devait déterminer s'il était autorisé à recevoir ses primes de course en raison des rumeurs de dopage.

Les faits sont aujourd'hui prescrits.   Suite...

 
Lance Armstrong, à Montréal. Les aveux que le cycliste aurait faits lors d'une interview qui doit être diffusée jeudi soir par la télévision américaine ne mettent pas fin à sa chute. Armstrong étant désormais confronté à un casse-tête judiciaire. /Photo prise le 29 août 2012/REUTERS/Christinne Muschi