Ligue 1: après sa colère, Antonetti se réfugie dans le silence

lundi 14 janvier 2013 15h09
 

RENNES (Reuters) - L'entraîneur du Stade Rennais, Frédéric Antonetti, qui s'est lancé samedi dans une longue diatribe contre les journalistes après la défaite de son équipe face à Bordeaux (0-2) en Ligue 1, s'est réfugié lundi dans le mutisme.

A l'avant-veille de la demi-finale de Coupe de la Ligue face à Montpellier, le tempétueux entraîneur corse s'est refusé à répondre à la moindre question en conférence de presse.

Habitué des coups d'éclat publics, il s'est contenté d'une courte déclaration, souhaitant la victoire de son équipe pour les efforts accomplis par le club "depuis quinze ans".

Cette attitude tranche avec la colère manifestée samedi soir au moment de répondre à une question sur la difficulté du Stade Rennais à "s'affirmer" parmi les prétendants à l'Europe.

"Arrêtez de nous mettre dans les favoris ! (...) Si la question c'est 'pourquoi vous n'y arrivez jamais ?', c'est parce qu'ils sont plus forts que nous, point ! Est-ce que vous pouvez l'admettre un jour, ça, à Rennes ? ", s'était-il emporté après la défaite de son équipe face à un concurrent direct.

"J'en ai marre de ces questions-là ! On ne peut pas lutter sur la durée avec Bordeaux aujourd'hui. On est très proche mais on n'arrive pas à franchir le cap. Ça m'exaspère ! C'est déjà bien d'être là ! Parce qu'on n'a pas les moyens d'être là, il ne faut pas le dire ? Mais moi, je le dis !"

Frédéric Antonetti s'en était déjà pris violemment à l'arbitre et aux "tricheurs" niçois après la défaite de son équipe face aux Aiglons (1-0) en décembre.

Il avait également laissé éclater sur la touche toute son exaspération après l'expulsion de son gardien Benoît Costil lors de la rencontre contre le PSG en novembre.

Battu en finale de la Coupe de France en 2009 par Guingamp et assommé par Quevilly l'an dernier en demi-finale, le Stade Rennais court après un trophée depuis 1971.

Pierre-Henri Allain, édité par Gregory Blachier et Gilles Trequesser

 
L'entraîneur du Stade Rennais, Frédéric Antonetti, qui s'est lancé samedi dans une longue diatribe contre les journalistes après la défaite de son équipe face à Bordeaux (0-2) en Ligue 1, s'est réfugié lundi dans le mutisme. /Photo prise le 7 mai 2012/REUTERS/Stephane Mahé