Vendée Globe: François Gabart garde la tête froide

jeudi 3 janvier 2013 18h39
 

par Sophie Greuil

PARIS (Reuters) - François Gabart, lancé dans son premier Vendée Globe à 29 ans et leader de la course, se "régale" dans ce tour du monde mené à un train qu'il sait exceptionnel et jure que rien n'est joué avant d'attaquer la remontée de l'Atlantique.

Premier à passer le Cap Horn, le 1er janvier, toujours en tête du classement général jeudi à 15h00 GMT avec 38 milles d'avance sur "Banque Populaire" d'Armel Le Cléac'h, le skipper de "Macif" a pris le temps de répondre par téléphone aux journalistes.

Calme et réfléchi, il est notamment revenu sur son choix d'une stratégie sage pour son premier passage du Cap Horn.

"Soit je prenais la route directe, j'allais plus vite, je mettais un caramel à Armel mais je risquais de tomber sur des glaçons ; soit je faisais le tour, je perdais du terrain par rapport à la route directe mais je naviguais en zone sèche, sans iceberg", a-t-il raconté.

"Je n'ai pas voulu prendre de risques. Et je me suis demandé si Armel allait les prendre. Quelque part, je me suis inquiété pour lui. Dans la tête, cela n'était pas facile à vivre", dit François Gabart, cap-hornier "dans une mer assez difficile."

A peine sorti de ces mers du Sud dantesques, le leader du Vendée Globe en gardait un souvenir magnifique. "Entre les portes des glaces, même si cela est chaud, nous nous sommes régalés", assure-t-il.

De loin, il ne semble pas surpris de la vitesse inédite de cette course qu'il est, justement, le premier à imprimer.

"Les bateaux sont préparés pour aller vite. Les hommes ont été préparés pour aller vite longtemps. Donc, je ne suis pas ni surpris ni impressionné par notre vitesse", observe-t-il.   Suite...

 
François Gabart, lancé dans son premier Vendée Globe à 29 ans et leader de la course, se "régale" dans ce tour du monde mené à un train qu'il sait exceptionnel et jure que rien n'est joué avant d'attaquer la remontée de l'Atlantique. /Photo prise le 8 novembre 2012/REUTERS/Charles Platiau