Vendée Globe: le Nouvel An en apéritif, le Cap Horn au dîner

mardi 1 janvier 2013 14h36
 

par Sophie Greuil

PARIS (Reuters) - Après avoir viré le Nouvel An en 52 jours de course, François Gabart à la tête des 13 solitaires du Vendée Globe sur Macif s'apprêtait à franchir le Cap Horn, mardi soir sous la menace de glaces dérivantes.

Le Cap de Bonne Espérance et le Cap Leeuwin passés, le Cap Horn marque à la fois la pointe du Chili et la bascule vers l'hémisphère Nord, "synonyme de délivrance et de retour à la civilisation" selon Michel Desjoyeaux, dernier vainqueur du Vendée Globe en 84 jours.

Desjoyeaux avait franchi le cap de ce rocher mythique en 56 jours, 15 heures et huit minutes, temps record qui va être largement battu.

Le nouveau détenteur devrait en être François Gabart, qui va connaître à 29 ans l'honneur de devenir "Cap Hornier".

Le skipper de Macif va devoir traverser un "champ de mines" faits de morceaux d'icebergs de 100 à 400 mètres de haut, visibles au radar. D'autres, plus petits, visibles, seulement, à l'œil nu, invitent les solitaires à slalomer, voiles au vent.

"Heureusement, nous le franchirons de jour pour nous ce qui est mieux parce que les icebergs sont vraiment une source de stress", reconnaît Armel Le Cléach, actuel second sur Banque Populaire à 38 milles de Gabart.

Dans un coude-à-coude inédit, les deux navigateurs surdoués formés au centre d'entraînement de Port-La-Forêt (Finistère), devraient écrire une des plus belles pages de l'histoire du Vendée Globe lancé dans sa septième édition.

Depuis début décembre, leurs deux bateaux de 60 pieds sont à portée de jumelles, dans un mouchoir de poche de deux à 40 milles et se passent régulièrement le témoin de la première place.   Suite...

 
Après avoir viré le Nouvel An en 52 jours de course, François Gabart à la tête des 13 solitaires du Vendée Globe sur Macif s'apprêtait à franchir le Cap Horn, mardi soir sous la menace de glaces dérivantes. /Photo prise le 10 novembre 2012/REUTERS/Stéphane Mahé