Rugby: divorce entre Renault et la Fédération française

jeudi 27 décembre 2012 21h57
 

PARIS (Reuters) - Renault a annoncé jeudi que le contrat de sponsoring qui le liait à la Fédération française de rugby (FFR) ne serait pas reconduit à l'issue de l'année, en raison d'un différent financier entre le constructeur automobile et l'instance sportive.

La FFR souhaitait voir augmenter l'aide financière apportée par Renault au XV de France et avait sollicité d'autres constructeurs afin de faire monter les enchères, d'après l'entreprise dont le contrat s'achève au 31 décembre 2012.

"Cette information, tombée brutalement en toute fin du cycle de négociation, constitue pour Renault à la fois une surprise et une déception réelle dans la mesure où, après plusieurs mois de négociation, Renault avait accepté à la lettre les conditions de l'offre commerciale initialement présentée par la FFR, et ce, malgré un contexte économique difficile", dit la marque au losange dans son communiqué.

Le constructeur indique qu'avant la finalisation du contrat, "la FFR a fait jouer la concurrence et a demandé à Renault de s'aligner sur des offres plus conséquentes proposées par d'autres constructeurs, sans que Renault ait été informé en amont de ces négociations parallèles".

"Renault a naturellement refusé cette surenchère de dernière minute, estimant son statut de partenaire privilégié négligé et considérant que cette façon de procéder n'était ni convenable au plan des principes, ni acceptable au plan économique."

Selon plusieurs sources, le successeur du constructeur français serait l'allemand BMW.

Chrystel Boulet-Euchin, édité par Jean-Philippe Lefief

 
Pierre Camoun président de la Fédération française de rugby. Renault a annoncé que le contrat de sponsoring qui le liait à la FFR ne serait pas reconduit à l'issue de l'année, en raison d'un différent financier entre le constructeur automobile et l'instance sportive. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen