2012: du triomphe d'Usain Bolt à la chute de Lance Armstrong
par Gregory Blachier
PARIS (Reuters) - Du triomphe d'Usain Bolt à l'ultime quête olympique de Michael Phelps en passant par la chute de Lance Armstrong, la plus spectaculaire de l'histoire du cyclisme, des pages d'histoire du sport ont été écrites ces derniers mois.
Les plus belles ont été remplies lors des Jeux de Londres, où sont passés à la postérité le sprinteur jamaïcain, auteur d'un deuxième triplé après Pékin en 2008, et le nageur américain avec sa carrière aux 18 médailles d'or.
La plus sombre est cette chronique du programme de dopage "le plus perfectionné, le plus professionnel et le plus efficace jamais vu dans le sport", selon les mots du patron de l'Agence américaine antidopage (Usada), Travis Tygart.
Confondu par le rapport fleuve de l'Usada et les témoignages de ses anciens coéquipiers, pour ne pas les dire porteurs d'eau, Lance Armstrong a beaucoup perdu: ses sept Tours de France, des sponsors et le peu de crédibilité qu'il lui restait.
Le cyclisme tout entier en a souffert, parce que son organe de tutelle, l'UCI, est accusé de passivité pendant le règne du Texan sur la Grande Boucle, de 1999 à 2005. Une commission indépendante a été chargée de l'aider à faire son autocritique.
A n'en pas douter, ce sport sort perdant de l'année parce que le Tour de France écrasé par le Team Sky et Bradley Wiggins n'a pas été passionnant, parce que celui d'Espagne a sacré un Alberto Contador tout juste revenu d'une suspension pour dopage.
Le cyclisme a pourtant fait recette aux Jeux olympiques, où des dizaines de milliers de Britanniques, quelques jours après le premier succès d'un des leurs dans le Tour, se sont massés sur le parcours de l'épreuve sur route.
Mais en cela, la petite reine n'a pas fait exception au pays de la Queen Mum. Les Jeux se sont déroulés dans des stades combles, notamment lors d'une cérémonie d'ouverture où Danny Boyle a fait briller la culture britannique sous les yeux du monde entier. Suite...

