Football: 2012, l'année de la Suède en France

vendredi 21 décembre 2012 17h11
 

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Il y a pour le football français un avant et un après sa rencontre avec la Suède.

L'avant, c'est un Paris Saint-Germain qui n'a pas su être à la hauteur de ses ambitions, coiffé en mai par plus petit que lui en Ligue 1, puis une équipe de France dont la chute a été précipitée par la sélection scandinave.

L'après, c'est un PSG qui semble enfin en route pour dominer durablement ses rivaux hexagonaux par la grâce d'un homme né à Malmö et des Bleus trop soudés à l'automne pour les imaginer se faire piétiner encore par une équipe déjà éliminée de l'Euro.

En tête de la Ligue 1 au moment de la reprise en janvier dernier, Paris devait marcher sur le championnat de France.

Le vent a tourné en février, lorsque Montpellier est venu en conquérant au Parc des princes pour arracher un nul au parfum de victoire. Une semaine après, les Héraultais prenaient la tête.

La bande de René Girard, assez insouciante pour exprimer son talent dans le sillage d'Olivier Giroud ou Younès Belhanda, et suffisamment cadrée pour ne pas commettre de péché de jeunesse, ira chercher un inattendu premier titre dans l'histoire du club.

Le PSG atteint tout de même un objectif : retrouver la Ligue des champions, en vue de laquelle il fait sensation durant l'été en déboursant près de 150 millions d'euros pour débaucher, notamment, Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva au Milan AC.

Le premier symbolise depuis la puissance de son club.   Suite...

 
Zlatan Ibrahimovic symbolise depuis peu la puissance du PSG. Financière parce qu'il s'est vu offrir un salaire net que peu d'équipes européennes sont en mesure de verser et sportive parce qu'il est très au-dessus du lot des joueurs de Ligue 1, en témoignent ses 17 buts en 15 matches de championnat joués. /Photo prise le 24 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes