Tennis: une année entre ombre et lumière pour les Français

jeudi 20 décembre 2012 17h13
 

par Eric Salliot

PARIS (Reuters) - Le tennis français, sans avoir été totalement dans l'ombre, n'a jamais pu, ou su, attraper la lumière lors d'une saison 2012 somme toute triste, si l'on excepte l'éclaircie olympique.

Les Français en ont été réduits à jouer les seconds rôles, à l'image de Jo-Wilfried Tsonga et de Richard Gasquet, qui ont terminé respectivement aux huitième et dixième places de la hiérarchie mondiale.

Placer deux joueurs en fin d'année dans le Top 10 reste néanmoins une performance. Depuis l'instauration du classement ATP, ce n'est que la troisième fois -après le couple Yannick Noah-Henri Leconte en 1986 et le duo Tsonga-Gilles Simon en 2008- que la France y parvient.

Quatre titres remportés au cours de la saison prouvent que la France reste une nation influente mais les victoires de Tsonga à Doha et Metz, de Simon à Bucarest et de Gasquet à Bangkok ne masquent pas les faiblesses d'ensemble dans les tournois labellisés Masters 1000.

Le Bleus ont donc surtout brillé aux Jeux Olympiques où Tsonga a décroché l'argent en double avec Michaël Llodra tandis que Julien Benneteau et Richard Gasquet prenaient le bronze.

Jo-Wilfried Tsonga a par ailleurs confirmé son standing de numéro un national en atteignant le dernier carré à Wimbledon mais il s'est loupé à Roland-Garros où il a raté le gros coup.

Les quatre balles de match manquées en quart de finale face au numéro un mondial Novak Djokovic hantent probablement encore ses nuits.

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En 2012, le tennis français a surtout brillé aux Jeux Olympiques où la paire Jo-Wilfried Tsonga-Michaël Llodra (à gauche) a décroché l'argent, tandis que Julien Benneteau et Richard Gasquet ont pris le bronze. A part cette éclaircie olympique, les Bleus, sans avoir été totalement dans l'ombre, n'ont jamais pu, ou su, attraper la lumière. /Photo prise le 4 août 2012/REUTERS/Mike Blake