Football: Michel Platini reste réfractaire à la technologie

mardi 11 décembre 2012 17h06
 

par Patrick Johnston

KUALA LUMPUR (Reuters) - Michel Platini, président de l'UEFA, reste un farouche opposant au recours à la technologie dans l'arbitrage et juge que l'argent ainsi dépensé devrait servir au développement du football.

La technologie a fait son apparition jeudi dernier au Japon, lors du match d'ouverture de la Coupe du monde des clubs entre Sanfrecce Yokohama et Auckland City. Deux systèmes de contrôle du franchissement de la ligne de but sont testés durant le tournoi.

Si la Fédération internationale (Fifa) et son président, Sepp Blatter, ont fini par céder aux appels en faveur d'une assistance électronique ou informatique à l'arbitrage après une série de faits de jeu remarqués, Platini y reste hermétique.

A la question de savoir s'il suivait désormais la ligne de Blatter, auquel de plus en plus d'observateurs le voient succéder en 2015, l'ancien meneur de jeu de l'équipe de France a opposé un "non" très ferme.

"Ce n'est pas une question de technologie sur la ligne de but, c'est une question de technologie tout court", a dit Michel Platini devant la presse à Kuala Lumpur, en Malaisie, où il était venu signer un accord de coopération avec la Fédération asiatique. "Où commence-t-on et où s'arrête-t-on avec la technologie ?", a-t-il insisté.

"Mettre en place la technologie sur la ligne de but dans nos compétitions coûte 50 millions d'euros sur cinq ans. Je préfère donner 50 millions à la base et au développement du football plutôt que mettre 50 millions dans la technologie pour, peut-être, un ou deux buts par an."

"Ça fait cher le but, hein ?"

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<p>Michel Platini, pr&eacute;sident de l'UEFA, reste un farouche opposant au recours &agrave; la technologie dans l'arbitrage et juge que l'argent ainsi d&eacute;pens&eacute; devrait servir au d&eacute;veloppement du football. /Photo prise le 11 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Bazuki Muhammad</p>