6 décembre 2012 / 13:32 / il y a 5 ans

Ligue des champions: Lille n'est plus d'attaque

par Pierre Savary

<p>Le Lillois Idrissa Gueye (&agrave; gauche), &agrave; la lutte avec le Valencian Tino Costa. Le Losc, &eacute;limin&eacute; de la Ligue des champions apr&egrave;s une cinqui&egrave;me d&eacute;faite en six rencontres mercredi soir face &agrave; Valence et d&eacute;croch&eacute; en Ligue 1, doit en partie ses d&eacute;boires &agrave; une attaque en berne, beaucoup moins efficace que les ann&eacute;es pass&eacute;es. /Photo prise le 5 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Pascal Rossignol</p>

LILLE (Reuters) - Le Losc, éliminé de la Ligue des champions après une cinquième défaite en six rencontres mercredi soir face à Valence et décroché en Ligue 1, doit en partie ses déboires à une attaque en berne, beaucoup moins efficace que les années passées.

L‘entraîneur Rudi Garcia regrette cette situation et met sur le compte de la confiance perdue les malheurs de son équipe.

“Il faut que nous retrouvions la confiance qui nous manque parfois pour scorer”, dit-il.

“Après, on peut vraiment dire que l‘on n‘est pas en réussite. Le gardien adverse sort les arrêts qu‘il faut et quand ce n‘est pas lui, c‘est la barre qui nous empêche de marquer”, comme mercredi sur une frappe de Dimitri Payet.

Reste que le manque d‘efficacité du Losc est criant, tant en championnat qu‘en Ligue des champions.

“Nous avons tout mis en oeuvre pour bien finir, il nous a manqué l‘efficacité offensive. Nous avons pourtant eu les occasions de trouver la faille. C‘est un peu à l‘image de notre parcours”, reconnaît le défenseur Lucas Digne.

La défaite 1-0 face à Valence est assez révélatrice de l‘incapacité du Losc à marquer même dans ses temps forts.

“On ne peut féliciter personne dans la précision, dans la dernière passe, nous ne sommes pas assez efficace et opportuniste devant le but”, disait déjà avant la rencontre Rudi Garcia.

“On doit être bien meilleur dans la zone de vérité et dans les mouvements, on n‘est pas assez tueurs et il va falloir que ça change”, ajoutait-il.

“Tout le monde doit se remettre en cause. On va jouer tous les trois jours jusqu’à la fin de décembre, on a besoin de tout le monde, s‘il faut que la concurrence soit plus rude, on va s‘en servir, tout simplement.”

“AJUSTEMENTS NÉCESSAIRES”

Alors que depuis trois saisons, le Losc décroche toujours le titre de première ou deuxième attaque de Ligue 1, il ne pointe aujourd‘hui après 15 journées qu’à la 14e place avec 16 buts en 15 rencontres.

Il vient même de réussir l‘exploit d‘aligner trois rencontres de Ligue 1 sans marquer (Lorient, Marseille, Bastia).

En 2009/2010, Lille avait fini 4ème du championnat avec la meilleure attaque (72 buts) et trois joueurs -Pierre-Alain Frau, Gervinho et Yohan Cabaye-, avaient chacun marqué 13 buts.

En 2010/2011, année du titre, les Lillois avec 68 buts étaient à nouveau meilleure attaque cette fois avec Moussa Sow (25 buts) meilleur buteur et avec Gervinho à 15 buts.

L‘an dernier, le Losc n’était “que” deuxième attaque (72 buts) et troisième du championnat. Eden Hazard était à 20 buts.

Tous ces joueurs sont tous partis l‘un après l‘autre ces deux dernières années et les remplaçants ne se sont jamais hissés à leur hauteur.

Le Brésilien Tulio de Melo, séduisant en fin de saison dernière est méconnaissable. Blessé, il est rentré dans son pays pour se faire soigner. Nolan Roux donne beaucoup et se dépense sans compter mais, souvent isolé, ne peut faire de miracle.

Les créateurs chargés par le Losc de faire oublier Eden Hazard ne sont pas au rendez-vous.

Dimitri Payet, hué par les spectateurs après le match nul indigent face à Bastia, est décevant. Salomon Kalou est une énigme, ralentit le jeu et joue d‘abord avec lui-même. Il est à nouveau passé totalement à côté face à Valence.

Rudi Garcia ne possède pas beaucoup d‘options. L‘une d‘elles, donner du temps de jeu au jeune Ryan Mendes, était impossible ces dernières semaines, le Cap-Verdien étant blessé.

L‘autre, lancer dans le grand bain les jeunes Ronny Rodelin ou Gianni Bruno, a été tentée avec plus ou moins de réussite.

La solution pourrait venir du mercato hivernal mais le club n‘a pas prévenu de grosse enveloppe pour le recrutement. “Nous devons réfléchir aux ajustements nécessaires”, se contente de dire le président Michel Seydoux.

Il sait pourtant que la marge de manoeuvre n‘a jamais été aussi étroite pour un club qui piétine et n‘est 10e de Ligue 1, à dix points du leader lyonnais.

Edité par Jean-Paul Couret et Grégory Blachier

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