Ligue des champions: le PSG souffre de schizophrénie

mercredi 5 décembre 2012 12h09
 

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain souffre d'un trouble de la personnalité depuis le début de saison : en France, il agace, voire ennuie, sur la scène européenne, il brille et séduit.

Mais comment expliquer une telle différence ? Le néo-capitaine parisien, Thiago Silva, a sa petite idée.

"Je vais être sincère avec vous, ce n'est pas bien mais quand on joue comme ça contre des grosses équipes comme Porto, on est beaucoup plus concentré que contre des petites équipes de Ligue 1", avance-t-il.

"En L1, nos adversaires sont bien plus concentrés que s'ils jouaient face à une équipe 'normale'. Ils sautent sur la moindre occasion, veulent nous battre à tout prix (...) A nous d'être plus concentrés tous les jours à l'entraînement", préconise le défenseur brésilien.

Trois jours après avoir concédé une défaite à Nice qui le laisse à la quatrième place du championnat, à cinq points du leader lyonnais, le PSG a livré mardi face au FC Porto l'une de ses plus belles partitions depuis le début de l'ère qatarie, il y a un an et demi.

Critiqués ces dernières semaines pour leur manque de solidarité, pour la faiblesse et l'efficacité toute relative de leur jeu, les hommes de Carlo Ancelotti ont affiché un tout autre visage face aux Portugais.

"REMETTRE LES PENDULES À L'HEURE"

Ils ont défendu et attaqué ensemble, exercé un pressing très haut et montré qu'ils étaient capables de sortir le grand jeu face à un habitué de la C1, double champion d'Europe, qui n'avait jusque-là perdu qu'un seul match depuis le début de la saison - en Coupe, avec une équipe remaniée.   Suite...

 
<p>Le capitaine parisien, Thiago Silva, et l'arbitre de la derni&egrave;re rencontre de groupe de Ligue des champions contre le FC Porto au Parc des Princes. Le Paris Saint-Germain souffre d'un trouble de la personnalit&eacute; depuis le d&eacute;but de saison : en France, il agace, voire ennuie, sur la sc&egrave;ne europ&eacute;enne, il brille et s&eacute;duit. /Photo prise le 4 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>