4 décembre 2012 / 11:54 / dans 5 ans

Ligue 1: A Lyon, les jeunes poussent

<p>Le Lyonnais Yassine Benzia lors du d&eacute;placement de l'OL &agrave; Prague en Ligue Europa. Depuis le d&eacute;but de saison, l'Olympique lyonnais, actuel leader de League 1, voit &eacute;clore une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration appel&eacute;e &agrave; prendre les places laiss&eacute;es vacantes par les joueurs vendus cet &eacute;t&eacute; pour renflouer les caisses. Un but de Benzia (18 ans) avait par exemple assur&eacute; &agrave; l'OL un nul 1-1 et la premi&egrave;re place de son groupe en Ligue Europa. /Photo prise le 22 novembre 2012/REUTERS/Petr Josek</p>

par André Assier

LYON (Reuters) - L‘austérité a parfois du bon dans le football. Depuis le début de saison, l‘Olympique lyonnais voit éclore une nouvelle génération appelée à prendre les places laissées vacantes par les joueurs vendus cet été pour renflouer les caisses.

La qualité de la formation lyonnaise n‘est, certes, pas une nouveauté : Lyon a fait émerger ces dix dernières années Karim Benzema, Hatem Ben Arfa ou Loïc Rémy. Et bien avant eux Florian Maurice, Ludovic Giuly ou Steed Malbranque.

Mais rarement l‘OL, leader de la Ligue 1 et qualifié pour les 16es de finale de la Ligue Europa, s’était autant appuyé sur des joueurs du cru, après avoir vendu durant l’été beaucoup de joueurs confirmés pour assainir ses finances.

Les visages de Maxime Gonalons (23 ans), Clément Grenier (21 ans) ou encore Alexandre Lacazette (21 ans), intégrés en équipe première depuis trois saisons et aujourd‘hui essentiels dans le groupe lyonnais, étaient déjà familiers.

Samuel Umtiti (19 ans) s‘affirme, lui, depuis janvier. Et il faut désormais apprendre les noms de leurs successeurs, les Rachid Ghezzal, Yassine Benzia, Jordan Ferri ou autres Harry Novillo, Clinton N‘jie, Alassane Pléa et Anthony Lopes. Agés de 17 à 20 ans, ces nouveaux venus jouent de plus en plus.

Face à Montpellier, samedi, six des onze titulaires étaient passés par le centre de formation, le troisième du pays (derrière Sochaux et Rennes) selon le classement de la Fédération française de football. L‘OL est également le meilleur club de jeunes de la saison écoulée.

A Prague en Ligue Europa, l‘attaque était composée en début de match de Ghezzal (20 ans), Benzia (18 ans) et Ferri (20 ans), rejoints ou suppléés ensuite par Pléa et Novillo. Un but de Benzia avait assuré à l‘OL un nul 1-1 et la première place du groupe.

“Cette réussite, je l‘espérais mais je suis un peu surpris quand même”, avoue Rémi Garde, l‘entraîneur. “C’était un sacré test et la réponse, collectivement, a été intéressante.”

“Mon discours est simple”, poursuit-il. “Je leur dis qu‘il n‘y a pas de cartes individuelles à jouer, mais que c‘est le collectif qui prime. Ils adhèrent au discours.”

“PAS LÀ PAR HASARD”

Tant et si bien que certains font leur trou, à l‘image de Rachid Ghezzal, qui a profité de l‘absence de Michel Bastos pour être titulaire lors des deux derniers matches de Ligue 1, ceux de la prise de pouvoir de Lyon.

“Qu‘ils soient entrants ou titulaires, Ils sont bons. Moi, derrière eux dans mes buts, je n‘ai pas l‘impression de débuter des matches avec des jeunes qui seraient en manque d‘expérience. Ils sont dans le ton”, dit le gardien Rémy Vercoutre.

“Je ne suis pas surpris de leur réussite. Je les ai vus petit à petit, du groupe ‘Pro 2’ aux matches amicaux et maintenant aux matches qui comptent”, ajoute-t-il.

“Il ne faut pas oublier qu‘ils sont tous internationaux dans leur catégorie d’âge. Ce sont donc des références. En plus, ils ne sont pas à l‘OL par hasard car ils ont un contrat pro et on ne signe pas par hasard pro à l‘OL !”

Dans une période ou la raison économique l‘emporte - Lyon ne peut aujourd‘hui s‘offrir des transferts à une vingtaine de millions comme Lisandro Lopez en 2009 ou Yoann Gourcuff il y a deux ans -, l‘OL ne néglige pas son centre dont le budget est de dix millions d‘euros par an.

Le club s‘appuie d‘autant plus volontiers sur cet atout que l’équipe première est dirigée depuis la saison dernière par Rémi Garde, assisté de Bruno Genesio, deux anciens du centre, comme joueurs puis dirigeants.

“Le plus, c‘est que les coaches étaient avec eux en formation il n‘y a pas si longtemps. Ils les connaissent par cœur. Ils sont imprégnés des valeurs OL (...) Nous n‘avons pas besoin de les entourer”, se félicite Rémy Vercoutre.

Rémi Garde est plus mesuré et rappelle que ces jeunes ont besoin d‘apprendre des hommes d‘expérience ou de ceux qui les ont précédé, comme Maxime Gonalons, aujourd‘hui incontournable à Lyon et joueur en devenir de l’équipe de France.

“L‘exemple pour les plus jeunes est donné par les plus anciens des jeunes qui montrent qu‘il y a de la place pour percer quand on travaille, qu‘on a du talent et qu‘on exploite son talent”, explique l‘entraîneur.

“J‘ai aussi envie de souligner la place des plus anciens qui apportent beaucoup et qui permettent aux jeunes de s‘exprimer. J‘ai besoin du talent, de leur insouciance, de leur fraîcheur, de leur vitalité mais aussi de l‘expérience et du savoir des plus anciens.”

“Je sais qu‘il est à la mode de mettre en avant les jeunes mais je le répète : nous avons besoin des cadres (...) Un groupe, c‘est un ensemble, c‘est une complémentarité de compétences. L’équilibre est là maintenant. Mais il est à confirmer.”

Edité par Gregory Blachier

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below