Mondial: le Brésil ne veut pas revivre la "tragédie" de 1950

lundi 3 décembre 2012 16h54
 

par Mike Collett

SAO PAULO (Reuters) - Le Brésil ne peut pas se permettre de revivre le drame national d'une défaite à domicile en Coupe du monde, comme ce fut le cas en 1950, a prévenu le ministre des Sports Aldo Rebelo à un an et demi du tournoi.

"On ne peut pas répéter la tragédie nationale de 1950, quand nous avions perdu contre l'Uruguay", a-t-il dit lundi à la presse étrangère.

"Cela avait été comme perdre face à votre petit frère. Perdre contre l'Argentine, ce serait perdre contre votre beau-frère et dans la famille, on ne peut pas accepter ça non plus."

A sept mois de la Coupe des confédérations, répétition générale à laquelle participeront huit pays, Rebelo a fait part de son optimisme sur la livraison des infrastructures, notamment aéroportuaires et hôtelières, dans les délais impartis.

Mais dans ce pays fou de football, le souvenir de 1950 est partout, tout le temps, parce que le Brésil avait vécu comme un traumatisme la défaite au Maracana de Rio de Janeiro.

Devant un stade rempli comme jamais un autre ne l'a été pour un match de football -on estime entre 199.000 et 205.000 le nombre de spectateurs présents ce jour là-, l'Uruguay avait gagné 2-1 et remporté sa deuxième Coupe du monde après celle de 1930.

"Perdre contre l'Uruguay en 1950 n'a pas seulement eu un impact sur le football brésilien. C'est l'estime de soi de tout le pays qui a été touchée", a dit Rebelo à Reuters.

"Les Brésiliens ont eu le sentiment d'avoir perdu en tant que pays et ne s'en sont remis que lorsque nous avons gagné la Coupe du monde 1958 et avons abandonné ce que l'écrivain Nelson Rodrigues a appelé 'le complexe du chien errant'."   Suite...

 
<p>Luiz Felipe Scolari, qui vient de reprendre les commandes de la Sele&ccedil;ao. Le Br&eacute;sil ne peut pas se permettre de revivre le drame national d'une d&eacute;faite &agrave; domicile en Coupe du monde, comme ce fut le cas en 1950 contre l'Uruguay, selon le ministre des Sports Aldo Rebelo qui s'exprimait &agrave; un an et demi du tournoi. /Photo prise le 30 novembre 2012/REUTERS/Paulo Whitaker</p>