3 décembre 2012 / 13:32 / dans 5 ans

Rugby: Maxime Médard, plus fort qu'avant la blessure

<p>Maxime M&eacute;dard, qui a retrouv&eacute; les terrains du Top 14 avec Toulouse apr&egrave;s huit mois d'arr&ecirc;t &agrave; cause d'une blessure au genou droit, dit &ecirc;tre revenu plus fort qu'avant et affiche une "envie &agrave; 600%" de briller &agrave; nouveau pour retrouver le XV de France. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen</p>

TOULOUSE (Reuters) - Maxime Médard, qui a rejoué en Top 14 avec Toulouse après huit mois d‘arrêt à cause d‘une blessure au genou, dit être revenu plus fort qu‘avant et affiche une “envie à 600%” de briller à nouveau pour retrouver le XV de France.

Dans une interview à Reuters, l‘arrière ou ailier toulousain confie être passé par des hauts et des bas depuis sa rupture des ligaments du genou droit contre l‘Ecosse lors du Tournoi des Six Nations, fin février, mais en avoir profité pour travailler.

Cette expérience lui a permis d‘améliorer son physique et de s‘aérer un peu l‘esprit après un début de carrière dense, où presque tout lui a réussi -champion du monde des moins de 21 ans en 2006, vice-champion du monde avec les Bleus l‘an dernier et triple champion de France avec le Stade Toulousain.

“Je suis plus performant au niveau physique, les tests le montrent”, souligne le joueur de 26 ans qui a fait son retour sur les terrains le 9 novembre en marquant un essai lors de la victoire contre Montpellier en championnat (27-9).

“J‘ai gagné de la puissance. J‘ai bien travaillé avec les préparateurs physiques du Stade et les tests montrent que j‘ai bien travaillé, je n‘ai pas triché”, dit-il encore, reconnaissant avoir une alimentation plus saine, aussi.

A son retour, Maxime Médard assure être “toujours le même” et juge “fantastique” de pouvoir rejouer. “Je suis toujours exigeant, j‘ai toujours envie de prouver de belles choses”, dit-il, le visage orné de ses habituelles rouflaquettes.

“GARDER LA BANANE”

Le meilleur marqueur d‘essais du championnat 2010-2011 explique avoir tenté de conserver le moral pendant ses huit mois à l‘infirmerie.

“J‘ai toujours essayé de garder la banane et d’être heureux parce que la blessure, je l‘ai vite acceptée. C’était une remise à zéro, l‘occasion de penser à autre chose que le rugby”, fait-il valoir, même si certains moments ont été plus difficiles que d‘autres.

“Un jour ça va, un jour ça ne va pas. Ton genou te fait mal, tu retardes un peu ton travail, après ton genou va bien et tu récupères un peu le temps perdu. Dans ces longues blessures, tu passes par tous les états.”

Lors de la victoire contre Clermont samedi (30-22), le natif de Toulouse a montré qu‘il n‘avait rien perdu de son flair: après une jolie percée en première période, il exécutait une chistera après contact pour offrir à Luke Burgess le deuxième essai des Rouge et Noir.

Aligné à l‘aile, Maxime Médard n‘a pas démérité pour ce premier vrai test depuis sa reprise -le match de Montpellier s’étant déroulé un week-end de doublon donc sans nombre d‘internationaux.

“J‘avais la pression depuis quelques jours, parce que je voulais faire quelque chose de bien et je ne voulais pas mettre mon équipe en danger”, raconte-t-il au sujet de sa prestation contre Clermont.

LE TOURNOI, “PAS UNE FIN EN SOI”

“J‘ai alterné le bon et le moins bon, mais au niveau des sensations je suis satisfait (...) Il me manque un peu de rythme mais je pense que je suis dans le bon temps. Physiquement ça va, après c‘est juste le rugby qui me manque. Comme ça, je me fatiguerai peut-être moins à faire des déplacements inutiles et je serai plus efficace après.”

Quand on lui dit qu‘offrir un ballon d‘essai, c‘est déjà se montrer décisif, Maxime Médard insiste: “Il faut plus encore.”

Plein d‘envie, le trois-quarts reconnaît penser à retrouver les Bleus pour le prochain Tournoi des Six Nations, comme tout potentiel sélectionnable, mais refuse de “griller les étapes”.

L‘international aux 30 sélections avait quitté le XV de France sur un sentiment mitigé à Edimbourg le 26 février dernier: un essai, son dixième en sélection, marqué à l‘heure de jeu pour lancer les Bleus vers la victoire (17-23), mais un genou qui dévisse après un choc sur un regroupement défensif.

Le Tournoi 2013 est peut-être la bonne occasion pour lui de reprendre train en marche, après une tournée d‘automne triomphale où le jeune Castrais Brice Dulin a marqué des points au poste d‘arrière.

“J‘y pense, comme tous les joueurs de Top 14. Après, est-ce que ça va bien se passer? Pour l‘instant c‘est bien, mais on peut avoir un mauvais match ou deux...”, dit-il.

“Mon envie est à 600% mais bon, je préfère me taire, continuer de travailler, faire le dos rond. Soit ça vient et je serai l‘homme le plus heureux, soit ça ne vient pas (...) Ce ne sera pas forcément une fin en soi si je ne suis pas au Tournoi. Il faut d‘abord que je me rende disponible pour le club, c‘est le plus important aujourd‘hui.”

Edité par Grégory Blachier

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