Rugby: Saint-André veut réinculquer la culture de la gagne

dimanche 25 novembre 2012 17h25
 

par Jean-Paul Couret

PARIS (Reuters) - Philippe Saint-André a aimé le match France-Samoa, non pour ses qualités techniques mais parce qu'il lui a permis de faire un nouveau pas vers la restauration d'une "culture de la gagne" avant de se tourner vers d'autres objectifs.

"Même si je passe pour quelqu'un de 'old school', je vais dire que la victoire est pour moi importante", a déclaré le manager-sélectionneur du XV de France dimanche dans son "débriefing" de la victoire sur les Samoa et de la belle tournée d'automne.

"Gagner quand c'est beau, c'est bien, mais des fois, savoir gagner dans la difficulté, et c'est ce que les joueurs ont fait, c'est beau aussi", a ajouté celui était surnommé "le goret" quand il était l'ailier et le capitaine de Montferrand et du XV de France dans les années 90.

Lorsqu'il fait le bilan des trois tests qui ont permis à la France de faire son premier chelem de novembre depuis 2005 et de s'assurer d'être tête de série protégée pour le tirage au sort du Mondial 2015, Saint-André reconnaît que son équipe avait "le trouillomètre à zéro" lors du premier test contre l'Australie.

"On connaissait le dernier résultat au Stade de France contre les Australiens (défaite 59-16) et on savait que si tu lâches de 10 ou 15%, tu prends 30 points en dix minutes", rappelle-t-il.

En fin de compte, la France s'est imposée 33-6.

"C'est un peu... Je ne vais pas dire le match parfait, mais on défend, on est pratiquement à 200 plaquages, on a beaucoup de réactivité, beaucoup de fraîcheur, on les prend en mêlée fermée, on marque dans nos temps forts, on tient le ballon", juge-t-il.

"Ça a été vraiment un match accompli, un match très, très difficile."   Suite...

 
<p>Morgan Para lors du match contre les Samoa, samedi au Stade de France. Le manager-s&eacute;lectionneur du XV de France Philippe Saint-Andr&eacute; a aim&eacute; le match France-Samoa, non pour ses qualit&eacute;s techniques mais parce qu'il lui a permis de faire un nouveau pas vers la restauration d'une "culture de la gagne" avant de se tourner vers d'autres objectifs. /Photo prise le 24 novembre 2012/REUTERS/Pascal Rossignol</p>