Rugby: Louis Picamoles, un "tank" pudique mais libéré
par Cécile Grès
MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Face à l'Australie d'abord, l'Argentine ensuite, Louis Picamoles a livré deux prestations qui lui ont valu d'être sacré "tank" du XV de France par Philippe Saint-André.
Il a crevé l'écran en marquant le premier essai français face aux Wallabies et en envoyant Vincent Clerc dans l'en-but argentin à deux reprises, samedi à Lille.
Tout le monde l'a vu mais, lui, qu'en pense-t-il ?
"Je n'aime pas trop parler de moi", a répondu le troisième ligne centre toulousain mardi au Centre national du rugby de Marcoussis, aux journalistes qui lui réclamaient son analyse de ses performances.
Peu à l'aise avec l'exercice et gêné de l'intérêt qu'il suscite, Louis Picamoles se cache derrière son équipe pour éviter les "je" et les "moi". Il regarde souvent ses baskets, parfois ses mains et rarement son interlocuteur.
"L'équipe est consciente de ses deux victoires mais il ne faut pas tomber dans l'euphorie, le match face aux Samoans ne va pas se faire tout seul et ce sera aussi difficile que les deux derniers matches", explique-t-il.
"L'équipe a encore envie de progresser et de peaufiner les détails."
Une dernière remarque collective pour la route ? "L'équipe échange beaucoup, il y a une super entente entre nous." Suite...

