18 novembre 2012 / 13:02 / il y a 5 ans

Rugby: les têtes du XV de France vont bien, les corps sont mâchés

<p>Yannick Nyanga (6) entour&eacute; par ses co&eacute;quipiers du XV de France apr&egrave;s un essais contre l'Argentine, &agrave; Villeneuve d'Ascq. Apr&egrave;s deux matches &agrave; forte intensit&eacute; contre l'Australie et l'Argentine, les t&ecirc;tes des joueurs vont bien mais les corps sont m&acirc;ch&eacute;s et Philippe Saint-Andr&eacute; a appel&eacute; dimanche quatre joueurs en renfort avant de former son groupe puis son &eacute;quipe pour affronter les Samoa. /Photo prise le 17 novembre 2012/REUTERS/Jean Yves Bonvarlet</p>

par Jean-Paul Couret

LILLE (Reuters) - Après deux matches à forte intensité contre l‘Australie et l‘Argentine, les têtes des joueurs du XV de France vont bien mais les corps sont mâchés et Philippe Saint-André a appelé dimanche quatre joueurs en renfort avant de former son groupe puis son équipe pour affronter les Samoa.

“On a pris quatre joueurs qui vont arriver ce soir parce qu‘on a pas mal d‘incertitudes. Gaël Fickou, Pierrick Gunther, Benjamin Fall et Sébastien Vahaamahina vont être avec nous jusqu’à mardi soir. Mardi, on prendra une décision”, a déclaré le sélectionneur à l‘occasion d‘une conférence de presse.

Les incertitudes portent sur cinq joueurs qu‘il a refusé de nommer et concernent des blessures, a-t-il ajouté.

Philippe Saint-André a reconnu qu‘il prendrait “quelques Alka-Seltzer” avant de décider et que, pour les joueurs, la priorité serait la récupération pendant les deux jours à venir.

“Ils sont partis faire une séance de récup’. Je suis le seul à ne pas être en piscine. Ils ont vraiment besoin de récupérer pendant 48 heures. C‘est maintenant la norme dans le rugby international”, a-t-il souligné.

Ces problèmes physiques n‘ont en rien altéré son analyse positive de la victoire 39-22 sur l‘Argentine, samedi soir, au Grand Stade de Lille, une semaine après celle sur l‘Australie, 33-6 au Stade de France.

Comme à son habitude, Philippe Saint-André s‘est appuyé sur des statistiques pour étayer son jugement.

“Temps effectif de jeu au-dessus de 43 minutes... Ce qui est étonnant c‘est qu‘on s’était dit pendant la semaine que les Argentins allaient nous proposer quelque chose de différent des Australiens et ils ont fait deux fois moins de plaquages”, a-t-il analysé.

“On a 93 plaquages réussis, huit ratés, donc, on est toujours en-dessous de 10% de plaquages ratés. En général, quand tu as moins de 10%, tu as 80% de chances de gagner le match”, a-t-il précisé.

“On a joué une première mi-temps avec beaucoup de temps de jeu, beaucoup de volume et une deuxième où les Argentins ont beaucoup plus joué au pied et je pense qu‘on l‘a maîtrisée très, très correctement.”

DUSAUTOIR MENACÉ ?

Quatre autres chiffres ont fait le bonheur du sélectionneur, 13 ballons récupérés contre six aux Argentins, 13 franchissements de la ligne de défense contre cinq, 10 pénalités contre 12 et six ballons volés sur 13 en touche.

Quant aux joueurs, Philippe Saint-André a loué leur engagement jusqu‘au temps additionnel lorsqu‘ils ont joué trois pénalités à la main pour essayer de marquer un quatrième essai.

Il a mis en parallèle cette attitude avec la fin du match du dernier Tournoi des Six Nations contre l‘Italie où il avait piqué une colère parce que les Bleus avaient arrêté le match “en shootant en touche” dès la sirène.

Le sélectionneur a fait un cas particulier pour Vincent Clerc qui est passé devant lui à la deuxième place du classement des meilleurs marqueurs d‘essais du rugby français en signant à Lille son 33e et 34e essais et n‘est plus qu’à quatre longueurs de Serge Blanco.

“S‘il est devenu le deuxième marqueur, ce n‘est pas par hasard”, a-t-il dit à propos du Toulousain. “C‘est à cause de son travail, de son envie d‘avancer, de son rôle de compétiteur.”

Le capitaine Pascal Papé et la troisième ligne ont également été à l‘honneur. ”Pascal est un taulier. En troisième ligne, on a deux joueurs très explosifs et au milieu on a un tank, Louis Picamoles. Cela fait deux matches qu‘il nous fait avancer.

“Avec l‘explosivité de Yannick Nyanga et Fulgence Ouedraogo qui est un décathlonien, ils se sont bien trouvés”, a-t-il ajouté.

Le patron des Bleus n‘est pas allé jusqu’à conclure qu‘une équipe était en train de s‘imposer et que les absents, dont le capitaine et troisième ligne Thierry Dusautoir forfait pour blessure, pourraient être menacés dans leur statut de titulaire indiscutable.

“Quand tu gagnes l‘Australie de 30 points et que tu gagnes l‘Argentine, mieux vaut être dans les 23 que ne pas y être, actuellement il vaut mieux prendre le train que rester sur le quai”, a-t-il dit avant d‘ajouter, comprenant peut-être qu‘il était en train d‘aller trop loin : “On parle de France-Argentine, pas de l‘avenir de Pascal Papé et de Thierry Dusautoir.”

Edité par Olivier Guillemain

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