Ligue 1: la disette de l'OM à Bordeaux prendra-t-elle fin ?

dimanche 18 novembre 2012 11h03
 

par Claude Canellas

BORDEAUX (Reuters) - Marseille n'a plus gagné à Bordeaux depuis 35 ans et tentera dimanche de mettre fin à cette invincibilité des Girondins, dans un match à enjeu pour la première place de Ligue 1.

Aucun doute, et le classement des deux équipes - l'OM est deuxième avec deux points de mieux que les Girondins, septièmes - n'y est pour rien, le stade Chaban-Delmas fera le plein comme chaque fois que les Marseillais sont annoncés.

A Bordeaux, depuis les années 80, celles où les présidents des deux clubs, Claude Bez, côté Atlantique, et Bernard Tapie, côté Méditerranée, avaient porté leur rivalité au zénith, le club rival reste l'OM. Sa venue constitue l'affiche de l'année.

Pour les Marseillais, si le Paris Saint-Germain est l'ennemi déclaré, la bête noire demeure Bordeaux et l'enfer reste son stade de Lescure, devenu Chaban-Delmas, où les Phocéens se sont imposés pour la dernière fois le 1er octobre 1977.

L'ancien défenseur central et capitaine de l'équipe de France Marius Trésor, qui a fini sa carrière à Bordeaux en 1984 après avoir joué à Marseille de 1972 à 1980, était sur la pelouse avec le maillot de l'OM lors de ce dernier succès.

"Ce match, je ne risque pas de l'oublier parce que c'est la dernière victoire marseillaise mais aussi parce que ce soir-là, le Suisse Daniel Jeandupeux qui jouait à Bordeaux a été gravement blessé sur un tacle de l'attaquant de l'OM, Marc Berdoll, au point qu'il ne s'en est jamais remis", a raconté à Reuters le Guadeloupéen.

Tous ceux qui ont vécu ces matches au sommet depuis 35 ans en gardent le souvenir mais personne ne peut expliquer pourquoi les Olympiens n'y arrivent pas. Marius Trésor, comme les autres.

"Ce que je sais, c'est que ça a tendance à motiver les Marseillais qui aimeraient faire partie de l'équipe qui fera tomber Bordeaux, mais aussi, d'une certaine manière, les Bordelais qui ne veulent surtout pas être les premiers à avoir été battus depuis si longtemps", souligne-t-il.   Suite...