17 novembre 2012 / 22:08 / il y a 5 ans

Rugby: Vincent Clerc et la France musèlent les Pumas

<p>Le Fran&ccedil;ais Vincent Clerc (&agrave; droite) &agrave; la lutte avec l'Argentin Nicolas Sanchez. Le XV de France s'est impos&eacute; samedi &agrave; Lille face aux Pumas argentins sur le score de 39-22, avec trois essais &agrave; la clef, confirmant ainsi les promesses affich&eacute;es une semaine plus t&ocirc;t au Stade de France contre l'Australie. /Photo prise le 17 novembre 2012/Jean Yves Bonvarlet</p>

par Jean-Paul Couret

LILLE (Reuters) - Un doublé de Vincent Clerc a renversé un match bien mal engagé pour le XV de France et lui a permis de battre l'Argentine 39-22, samedi, à Lille et de prolonger une encourageante série de trois victoires consécutives depuis la tournée de juin.

Les Français ont marqué un troisième essai par Yannick Nyanga. Frédéric Michalak a ajouté les 24 points de trois transformations, cinq pénalités et un drop.

Les Argentins ont marqué un essai par leur centre Marcelo Bosch, une transformation, quatre pénalités et un drop de leur ouvreur Nicolas Sanchez.

La victoire, dans ce premier match international de rugby joué sur le sol français sous un toit fermé, celui du Grand Stade de Lille, permet au XV de France d'envisager avec de plus en plus de confiance une place dans les quatre têtes de série protégées pour le tirage au sort de la Coupe du monde 2015.

Le succès est d'autant plus méritoire que les Pumas, vainqueurs la semaine dernière des Gallois, champions d'Europe en titre, à Cardiff, et dévoreurs des Coqs huit fois en douze confrontations sur dix ans, ont vendu chèrement leur fourrure.

Si les Français et le public lillois en avaient besoin, ils ont rappelé leur valeur dans le premier quart d'heure en marquant 13 points.

Ils ont notamment percé la défense française en plein coeur grâce à un beau crochet du demi d'ouverture Nicolas Sanchez dont le service a ouvert la course à l'essai au centre Marcelo Bosch.

Sanchez, qui avait la lourde tâche de remplacer Juan Martin Hernandez à l'ouverture, a ajouté la transformation et deux pénalités qui ont donné dix points d'avance à son équipe sur les Bleus réduits à la portion congrue d'une pénalité de Michalak.

Face à l'impressionnant collectif argentin, la France commençait à avoir besoin d'un homme providentiel. Il s'est présenté aux 17e et 21e minutes. Il portait le n°11, le titre d'international français le plus capé de la soirée avec 62 sélections et avait la belle course et le sens de l'essai de Vincent Clerc.

PAIX DES BRAVES EN DEUXIÈME PÉRIODE

Sur un grande côté, l'ailier toulousain a d'abord récupéré et porté en but, soutenu par le n°8 Louis Picamoles, une passe à l'aveugle du demi de mêlée Maxime Machenaud. C'était son 33e essai international.

C'est un renversement de jeu de Frédéric Michalak et une petite passe au pied de Florian Fritz qui lui ont permis de signer le 34e essai international. Il est le deuxième marqueur d'essais français de l'histoire et n'est plus qu'à quatre réalisation du premier, Serge Blanco.

Michalak a ajouté les deux transformations et la France a renversé le score pour mener 17-13.

Il n'a fallu attendre que onze minutes après le second essai de Clerc pour qu'un nouvel éclair porte l'avance des Bleus à 11 points (24-13).

Il a été l'oeuvre du troisième ligne Yannick Nyanga qui a arraché la pelouse sur 20 mètres après une touche longue et un saut vainqueur de Fulgence Ouedraogo.

Encore une fois, Frédéric Michalak a ajouté la transformation. Il a fallu une tentative à plus de 40 mètres et un ballon venu mourir sous la barre transversale pour qu'il perde ses 100% de réussite.

Le score de 24-13 était toujours inscrit sur le tableau d'affichage à la mi-temps et la feuille de match n'a enregistré la première mêlée qu'à la 39e minute, détail ébouriffant pour un match France-Argentine.

Dès la reprise, Les Argentins ont vite réagi par une pénalité de Sanchez mais un drop de Michalak a calmé leur regain d'enthousiasme.

La partie n'était pas encore gagnée mais les deux équipes s'étaient tellement livrées que seuls les buteurs ont fait évoluer le score dans une étrange demi-paix des braves.

Une nouvelle fois, Frédéric Michalak a montré qu'il pouvait rivaliser avec les meilleurs comme à ses plus beaux jours de la Coupe du monde 2003.

Les Français ont en outre prouvé qu'ils avaient énormément progressé physiquement en exerçant une terrible pression sur la défense argentine pour tenter d'arracher un dernier essai pendant plusieurs minutes de temps additionnel.

Edité par Simon Carraud

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