Football: Yoann Gourcuff revient, toujours aussi pudique

lundi 12 novembre 2012 21h50
 

par Olivier Guillemain

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - Yoann Gourcuff a toujours entretenu une relation particulière avec l'équipe de France et c'est fidèle à son caractère réservé qu'il a évoqué, lundi, avec beaucoup de pudeur, son retour en Bleu après avoir été écarté juste avant l'Euro.

En mai dernier, après l'avoir convoqué pour un stage de préparation, Laurent Blanc avait finalement décidé de ne pas retenir le milieu de terrain lyonnais dans sa liste de 23 joueurs appelés à faire le voyage en Ukraine.

Plutôt que de vivre cet épisode comme un traumatisme, Yoann Gourcuff a préféré prendre les choses avec beaucoup de détachement.

"Je ne le considère pas comme un moment très important de ma carrière. Je m'étais préparé au mieux. Des choix ont été faits. Je ne me pose pas trop de questions. Je suis passé à autre chose", a-t-il raconté en conférence de presse lundi pour son grand retour à Clairefontaine.

Prié de dire s'il était ému d'avoir été rappelé en sélection par Didier Deschamps et de revenir au "Château", Yoann Gourcuff a répondu avec mesure.

"L'émotion, c'est un grand mot. Je suis content d'être ici. On va essayer de profiter de ces trois jours au maximum. Je suis content d'être là", s'est-il contenté de dire dans un premier temps.

Quand on lui a demandé ce qui avait changé chez lui entre l'été dernier et cet automne, le milieu de terrain a botté en touche, comme pour se protéger et ne surtout pas parler de lui.

"Il faut prendre conscience de la chance qu'on a. On est des privilégiés", a-t-il fini par lâcher avant d'en dire un peu plus sur son caractère.   Suite...

 
<p>Yoann Gourcuff a toujours entretenu une relation particuli&egrave;re avec l'&eacute;quipe de France et c'est fid&egrave;le &agrave; son caract&egrave;re r&eacute;serv&eacute; qu'il a &eacute;voqu&eacute;, lundi, avec beaucoup de pudeur, son retour en Bleu apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute; juste avant l'Euro. /Photo prise le 12 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>