Tennis: Tsonga et Gasquet veulent plus de contrôles sanguins

vendredi 9 novembre 2012 13h20
 

par Eric Salliot

LONDRES (Reuters) - Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet ont emboîté le pas à Roger Federer au sujet de la lutte antidopage et demandent eux aussi davantage de contrôles sanguins, dont le nombre, déjà faible, a diminué entre 2010 et 2011.

Avant le début du Masters de Londres, que Jo-Wilfried Tsonga dispute et où Richard Gasquet est présent comme remplaçant, le Suisse, numéro deux mondial, avait dit être un peu surpris d'être moins suivi par les instances antidopage.

"J'ai le sentiment d'être moins testé qu'il y a six, sept ou huit ans", avait dit Roger Federer.

"J'ignore pour quelles raisons. Andy Murray a dit, je crois, qu'on n'avait pas assez de contrôles sanguins et je suis d'accord avec lui. C'est vital que notre sport reste propre."

Roger Federer a vu juste.

Selon les statistiques consultables sur le site internet de la Fédération Internationale de tennis (FIT), les autorités antidopage ont procédé en 2010 à 72 contrôles sanguins en compétition chez les hommes - uniquement lors des tournois du Grand Chelem -, et à 58 en 2011, plus 18 hors compétition.

Ces tests restent négligeables rapportés au nombre de contrôles urinaires - 988 en 2010 et 1.023 en 2011 en compétition.

Ils le sont encore plus en comparaison à d'autres sports comme le cyclisme, pourtant décrié avec la multiplication des cas de dopage. En 2011, l'Union cycliste internationale a fait procéder à 3.314 contrôles sanguins hors compétition.   Suite...

 
<p>Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet ont embo&icirc;t&eacute; le pas &agrave; Roger Federer au sujet de la lutte antidopage et demandent eux aussi davantage de contr&ocirc;les sanguins, dont le nombre, d&eacute;j&agrave; faible, a diminu&eacute; entre 2010 et 2011./Photo prise le 7 novembre 2012/REUTERS/Dylan Martinez</p>