7 novembre 2012 / 16:28 / il y a 5 ans

Rugby: le 59-16 de 2010 hante toujours le XV de France

<p>Le Fran&ccedil;ais Thomas Domingo face &agrave; l'Australien Will Genia lors de leur confrontation en novembre 2010. La d&eacute;b&acirc;cle 59-16 face aux Wallabies du 27 novembre 2010 p&egrave;se sur la pr&eacute;paration du XV de France pour le test de samedi contre l'Australie, au Stade de France, estime Thomas Domingo, le pilier gauche de Clermont. /Photo d'archives/John Schults</p>

par Jean-Paul Couret

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - La débâcle 59-16 face aux Wallabies du 27 novembre 2010 pèse sur la préparation du XV de France pour le test de samedi contre l'Australie, au Stade de France, estime Thomas Domingo.

Comme quatre autres sélectionnés de ce mois de novembre, Nicolas Mas, pilier droit, Fulgence Ouedraogo, troisième ligne, Morgan Parra, demi de mêlée, et Yoann Huget, ailier, le pilier gauche de Clermont était de ce match au Stade de France.

Il juge aujourd'hui que ce match reste un "très mauvais souvenir" mais aussi qu'il "n'est pas l'élément moteur pour la motivation de l'équipe" à l'approche du premier test de la tournée d'automne.

Ce 27 novembre d'il y a deux ans reste un des jours les plus terribles de l'histoire du rugby français de l'ère moderne.

Il est au rang du 47-3 infligé par les All Blacks le 11 novembre 2006 à Lyon et du 61-10 de 2007 à Wellington, plus large défaite de tous les temps du XV de France, également face aux All Blacks.

Il faut se souvenir que ce 27 novembre 2010, l'Australie s'était présentée au Stade de France dans la foulée d'une défaite 34-16 à Twickenham.

Il faut se souvenir aussi que la France avait mené 16-13 à la 49e minute avant d'encaisser cinq essais en une demi-heure.

"On a baissé les bras à la fin de la deuxième mi-temps et ça nous a coûté très cher", s'est souvenu Thomas Domingo mercredi devant la presse au Centre national du rugby de Marcoussis.

"En fin de match, on prend un grand coup de massue sur la tête. Tout ce qu'ils tentaient, ça leur réussissait à merveille. c'était un peu un sentiment d'impuissance."

"ÇA MARQUE"

Pour le pilier de Clermont, "des matches comme ça restent toujours."

"Il n'y en a pas beaucoup dans une carrière d'autant plus que c'était au Stade de France, c'était chez nous, devant notre public", ajoute-t-il.

"Ça marque parce que, autant quand ça se passe à l'étranger, c'est loin de tout le monde, c'est différent, autant quand c'est à la maison, c'est vexant. Ça fait mal. Le soir, après le match (...) on a eu beau retourner et refaire le match, ça a été assez dur pour la suite."

Est-ce que pareille déculottée peut servir aujourd'hui à l'équipe de France ?

"On en parle un peu mais ce n'est pas l'élément moteur pour la motivation du match", répond-il. "On n'a pas forcément envie de penser à ce match même s'il est toujours dans un coin de la tête."

Thomas Domingo cherche en fait un appel d'air vers l'avenir d'autant qu'il a vécu depuis ce France-Australie d'autres calvaires avec deux graves blessures au genou droit puis au genou gauche.

La première survenue en avril 2011 l'a privé de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. La seconde, le 29 octobre de la même année, deux semaines après sa reprise en club, l'a éloigné des terrains jusqu'en mai 2012 et de l'équipe de France jusqu'à juin dernier.

"Les trois matches qui arrivent sont très importants pour l'équipe de France", dit-il. "Il faut qu'on attaque bien cette tournée. Ça attaque par du très lourd et il va falloir qu'on mette la barre très haut." ̀

Edité par Grégory Blachier

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