5 novembre 2012 / 19:39 / dans 5 ans

Rugby: Philippe Saint-André annonce une période de transition

<p>Les tests de novembre et surtout le premier contre l'Australie, samedi vont marquer pour le s&eacute;lectionneur Philippe Saint-Andr&eacute; le d&eacute;but d'une p&eacute;riode de transition dont il esp&egrave;re faire &eacute;merger les nouveaux cadres du XV de France. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen</p>

par Jean-Paul Couret

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Les tests de novembre et surtout le premier contre l‘Australie, samedi vont marquer pour le sélectionneur Philippe Saint-André le début d‘une période de transition dont il espère faire émerger les nouveaux cadres du XV de France.

“On a 15, 16 mois de transition”, a-t-il dit lundi au Centre national du rugby de Marcoussis où 34 joueurs ont été rassemblés pendant trois jours avant que le groupe ne soit réduit aux 23 qui rencontreront les Wallabies au Stade de France.

Pour Philippe Saint-André, le premier objectif est donc de trouver des successeurs à ceux qui ont été “les leaders et les tauliers” du groupe depuis plusieurs années - William Servat, Lionel Nallet, Sébastien Chabal, Imanol Harinordoquy, Julien Bonnaire, Aurélien Rougerie ou Dimitri Yachvili.

“Ils étaient les tauliers identifiés qui n‘ont pas donné de place aux autres. Tous ces mecs, ou ils ont pris la retraite, ou ils sont passés au garage pour faire quelques opérations”, a-t-il ajouté. “Donc, on a une période de transition, on le sait. Le challenge n‘en est plus que beau”.

Pour l‘entraîneur du XV de France, l’élément majeur de ce challenge va être le premier test car les caprices des calendriers internationaux ont voulu que la France rencontre d‘abord l‘Australie puis l‘Argentine et les Samoa.

“Les Australiens, on ne les a pas gagnés depuis novembre 2005 (26-16-NDLR), ça serait bien de le faire”, dit-il des Wallabies qui ont depuis infligé cinq défaites aux Français dont un infâmant 59-16 en novembre 2010 au Stade de France.

“On joue à domicile, on a un challenge énorme contre la deuxième nation du monde. Nous, on est cinquièmes, on va tout faire pour gagner ce match”, promet-il.

“FATIGUE ASSEZ EXTRÊME”

Pour arriver à ce but après une saison post Coupe du monde en demi-teinte avec une quatrième place dans le Tournoi des Six Nations, puis une victoire et une défaite en Argentine en juin, Philippe Saint-André a mis les 34 joueurs du groupe élargi “en situation extrême” lors d‘un match d‘entraînement avec opposition sans compromis dimanche après-midi.

“Ça a été intéressant, tout le monde a joué le jeu, en plus on avait un arbitre avec Romain Poite”, précise-t-il.

“C’était surtout aller dans des zones de fatigue assez extrêmes parce qu‘on sait que les Australiens (...) quand ils gagnent leur match (...) ils font exploser les autres équipes à partir de la 60e minute.”

Le sélectionneur du XV de France reconnaît que certains jeunes joueurs ont été “étonnants” au point de lui “donner mal à la tête” quand est venu le moment de former le groupe des 23.

“Après, on a quand même préféré l‘expérience pour ce match contre l‘Australie parce que faire commencer un jeune de 18 ans ou de 20 ans contre l‘Australie, ça peut-être un cadeau empoisonné, ajoute-t-il. Donc, on a préféré aller avec des joueurs qui ont un peu plus de bouteille”.

Le XV de France n‘en inscrira pas moins sur la feuille de match quelques nouveaux venus ou apprentis internationaux comme l‘arrière Brice Dulin, le demi de mêlée Maxime Machenaud, le deuxième ligne Jocelino Suta ou le pilier Yannick Forestier.

Philippe Saint-André s‘est dit heureux de leur avoir fourni un “apprentissage du très, très haut niveau” au cours des trois jours de stage et surtout de l‘entraînement avec opposition que Thierry Dusautoir, capitaine forfait pour blessure, n‘a pas eu le coeur de vivre des tribunes.

“Thierry est parti dimanche après-midi parce que, quand il y a eu l‘opposition, par expérience, il valait mieux qu‘il rentre à la maison. Automatiquement, il y a de la frustration, il a envie de revenir trop vite”, a expliqué l‘entraîneur.

“Ce n’était pas un test-match mais samedi il y en a qui ont un petit peu moins dormi et le lendemain ils avaient un petit peu moins d’énergie que les autres”, a-t-il ajouté.

“C’était bien parce que si tu les sélectionnes contre l‘Australie, ils ne dorment ni le jeudi, ni le vendredi et ils passent à travers alors que là, ils ont mal dormi mais c’était hier.”

Edité par Grégory Blachier

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