4 novembre 2012 / 16:02 / il y a 5 ans

Tennis: première pour Ferrer, clap de fin pour Janowicz

<p>David Ferrer, cinqui&egrave;me joueur mondial, a remport&eacute; dimanche &agrave; Bercy le premier Masters 1000 de sa carri&egrave;re en battant le jeune Polonais Jerzy Janowicz 6-4 6-3 en une heure 27. /Photo prise le 4 novembre 2012/Beno&icirc;t Tessier</p>

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - L'Espagnol David Ferrer a remporté dimanche à Bercy le premier Masters 1000 de sa carrière en mettant fin à la belle aventure du jeune Polonais Jerzy Janowicz, au parcours époustouflant durant la semaine parisienne.

Le cinquième joueur mondial, qui décroche là son septième titre de la saison, ce qui fait de lui le joueur à avoir soulevé le plus de trophées en 2012, s'est imposé 6-4 6-3 en une heure 27.

Il empoche ainsi son premier grand titre après trois tentatives avortées à Rome en 2010 et à Monte-Carlo et Shanghai en 2011.

"C'est un rêve pour moi. C'est un peu surprenant de gagner ici car ma meilleure surface est la terre battue mais cette année, j'ai gagné sur toutes les surfaces", a dit Ferrer, premier Espagnol à s'imposer à Bercy, en conférence de presse.

"Je ressentais de la pression. Lui, c'est un jeune joueur. C'était sa première finale, la pression n'était pas sur lui et je le savais. Mais j'ai essayé de ne pas y penser. J'ai aussi plus d'expérience que lui."

Janowicz, 21 ans seulement et qui a dû passer par les qualifications, a sans doute été rattrapé par l'enjeu d'une finale de prestige.

Impressionnant lors de ses victoires successives contre Philipp Kohlschreiber, Marin Cilic, Andy Murray, Janko Tipsarevic et Gilles Simon - tous membres du Top 20 -, le Polonais a vu son service le trahir lors de l'ultime rencontre, la fatigue y étant certainement pour beaucoup.

JANOWICZ LÂCHÉ PAR SON SERVICE

Dans la première manche, le Polonais a tenu la dragée haute à son adversaire jusqu'à se procurer une balle de break au neuvième jeu.

Il n'a pas su saisir cette opportunité, expédiant un coup droit dans le filet, et c'est finalement Ferrer qui a eu gain de cause au jeu suivant.

Sur engagement adverse, l'Espagnol a conclu à sa deuxième balle de set sur un coup droit trop long de Janowicz.

Ce dernier, bien que lâché par son service - il n'a passé que 57% de premières balles -, est parvenu à ravir la mise en jeu de Ferrer au troisième jeu, mais il a cédé la sienne dans la foulée.

Le Polonais a encore obtenu deux balles de break au cinquième jeu. Il n'a pas pu les convertir et a lâché son service au jeu suivant.

Ferrer avait planté ses crocs, il ne lâchait plus son adversaire.

L'Espagnol a finalement conclu en un peu moins d'une heure et demie et est tombé à genoux sur le court du Palais omnisports après avoir vu un revers de Janowicz échouer dans le couloir, lui offrant ainsi sa plus belle victoire.

Jerzy Janowicz a fait les frais d'une semaine éreintante qui a débuté par deux matches de qualification.

"ÉREINTÉ"

"Chaque adversaire que j'ai rencontré cette semaine a été très difficile à battre", a répondu le jeune homme quand il fut interrogé sur son vainqueur, qu'il a qualifié de "coriace".

"Aujourd'hui, je me suis senti fatigué. Je me sentais épuisé pour tout dire. Je n'ai pas beaucoup dormi ces derniers jours, je n'ai pas très bien mangé. Je ne suis qu'un être humain, comme les autres."

Le Polonais a reconnu la supériorité de son adversaire tout en soulignant que Ferrer n'avait disputé que cinq matches - il était exempt de premier tour - alors que lui en avait joué huit: "Cela a aussi fait la différence".

Son parcours parisien va permettre au joueur de Lodz d'intégrer le top 30, une première pour un Polonais depuis Wojtek Fibak, dont la dernière apparition dans ce cercle assez fermé remonte à février 1984.

Alors que Ferrer va prendre la route de Londres où il disputera le Masters de fin de saison avec les meilleurs mondiaux, Janowicz va lui prendre un repos bien mérité avant de s'embarquer pour la tournée australienne à laquelle il avait dû renoncé l'an passé, faute d'argent.

Janowicz va maintenant encaisser un chèque de 234.865 euros et probablement trouver les sponsors qui lui ont jusque-là fait défaut.

"Ma vie a déjà changé. Je pense que je ne vais plus avoir à me préoccuper d'argent. Je serai tête de série en Australie (lors de la première levée du Grand Chelem-NDLR). C'est une aide considérable", a-t-il dit.

"Cela va me donner l'occasion de travailler encore plus dur. Je vais me battre sur chaque point et peut-être qu'un jour, j'arriverai à rentrer dans le top 10."

Chrystel Boulet-Euchin, édité par Julien Prétot et Simon Carraud

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