La suppression du droit à l'image des sportifs repoussée
PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a proposé mardi de repousser à juillet 2010 la suppression du droit à l'image collective (DIC), un avantage fiscal pour les sportifs professionnels.
La suppression anticipée de cette mesure au 1er janvier prochain, par un amendement voté la semaine dernière à l'Assemblée nationale, avait suscité l'ire des ligues de sport professionnel et de la secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade.
Le Premier ministre François Fillon a proposé devant le groupe UMP de l'Assemblée nationale de repousser sa mise en oeuvre de six mois, afin de ne pas déséquilibrer les finances des clubs sportifs en cours de saison.
La ministre de la Santé et des Sports a confirmé ce compromis lors des questions au gouvernement.
"Il est temps aussi, et nous le ferons sur la proposition d'un certain nombre d'entre vous, peut-être de repousser au 30 juin 2010 le dispositif, pour que cela s'applique sur une saison sportive", a dit Roselyne Bachelot aux députés.
Elle a proposé dans le même temps aux députés la constitution d'un groupe de travail pour réfléchir aux "difficultés réelles" qui sont liées au sport, et au sport professionnel en particulier.
Nicolas Sarkozy avait évoqué la question lors de sa réunion hebdomadaire avec les dirigeants de la majorité, mardi matin, en suggérant la création d'une mission d'information sur la rémunération des sportifs professionnels, a rapporté un participant.
Devant le groupe UMP de l'Assemblée, François Fillon s'est montré "parfaitement clair" sur le sujet de la suppression du DIC, selon le compte rendu du président du groupe UMP, Jean-François Copé.
"Il a réaffirmé que, naturellement, cette disposition était maintenue et qu'elle sera adoptée par le Sénat dans les mêmes termes, à une réserve près : c'est qu'elle sera décalée de quelques mois", a-t-il dit à la presse. Suite...

