Voile: Michel Desjoyeaux renonce au Vendée Globe
par Sophie Greuil
NICE (Reuters) - Depuis qu'a été donné il y a un an le départ du Vendée Globe qu'il a remporté en 84 jours, Michel Desjoyeaux n'a cessé de naviguer.
Fidèle à son monocoque "Foncia", le skipper de Concarneau s'élancera dimanche dans la transatlantique en double "Jacques-Vabre" mais annonce qu'il tire un trait sur le Vendée Globe.
Reuters: Il y a neuf mois, vous gagniez haut la main votre second "Vendée Globe". Depuis vous n'avez pas cessé de naviguer alors que le vainqueur de ce tour du monde en solitaire choisit souvent de ne pas se remettre tout de suite à l'eau. Pourquoi ce choix ?
Michel Desjoyeaux: Quand on a une belle mobylette, on ne peut pas la laisser au port. Quand on peut la voir évoluer à 98 % grâce à un équipier ou un équipage alors qu'elle était à 85 % sur le "Vendée", quand il y a tellement de marins sans bateau, on ne peut pas rester au port. J'adore naviguer et, surtout, j'adore la bagarre.
Reuters: Vous n'aviez pas eu votre dose sur le Vendée Globe ?
M.D.: Le manque de bagarre m'a frustré. Quand elle a eu lieu, je n'étais pas là puisque j'avais dû faire demi-tour. Une fois revenu dans le match, elle a duré juste 15 jours. Après, j'ai fait cavalier seul. Le rêve aurait été une bagarre à dix dans le dernier mois.
Reuters: Auriez-vous pu le boucler plus vite ?
M.D.: Oui, en moins de 80 jours, mais cela n'aurait servi à rien d'en rajouter. Faire cavalier seul impose d'être raisonnable. Suite...

