JO: le dressage français sur la pointe des pieds
par Julien Prétot
ROTTERDAM (Reuters) - Loin de Pékin, l'équipe de France de dressage va devoir se battre aux Jeux olympiques contre des adversaires trop forts pour elle et le manque de médiatisation.
Pour leur première participation par équipes depuis 1996, les Français disputeront leurs épreuves à Hong Kong, loin de l'ambiance des Jeux en raison de la pollution.
Julia Chevanne, Hubert Perring et Marc Boblet forment la première équipe de France olympique de dressage depuis les Jeux d'Atlanta, où Margit Otto-Crépin, Dominique d'Esmé, Dominique Brieussel et Marie-Hélène Syre avaient pris la quatrième place.
Un tel résultat serait un véritable exploit pour les trois couples français à Hong Kong. S'ils se faisaient des illusions, ces dernières ont été balayées avec le forfait de Karen Tebar et Falada M à deux jours du départ.
Hubert Perring, qui disputera ses premiers Jeux avec Diabolo St Maurice, un alezan selle français de 16 ans, estime que le déficit de la France en dressage est structurel.
"Cela marche toujours par à-coups. Il n'y a rien de régulier qui est fait pour le dressage, c'est dommage," disait le garde républicain à Reuters au CHIO de Rotterdam.
"Pour que ça aille, il faudrait un peu plus de bons chevaux car ce ne sont pas les bons cavaliers qui manquent."
Si les moyens accordés au saut d'obstacle sont considérables, les cavaliers de dressage doivent souvent se contenter de travailler seuls. Suite...

