JO: le judo français part en reconquête
par Jean-Paul Couret
PARIS (Reuters) - Le judo va devoir multiplier les ippons pour retrouver à Pékin le statut de discipline phare de l'olympisme français qu'il a perdu en ne ramenant qu'une médaille d'Athènes après en avoir gagné six à Atlanta et Sydney.
Peut-être échaudé par Athènes, Jean-Luc Rougé, président de la Fédération, ne fixe pas d'objectif de médaille mais exprime l'espoir que "l'équipe masculine se classe dans les trois premières et l'équipe féminine à la première place".
Pour Brigitte Deydier, directrice technique nationale, "toutes les filles ont un potentiel de médaille mais les médailles ne sont pas dans la poche. Rien n'est acquis, il faut aller les chercher."
Les entraîneurs font preuve de la même prudence tout en promettant d'avoir tiré les leçons de 2004.
"J'étais sur l'échec d'Athènes, il a permis de faire une bonne remise en question, d'appréhender la préparation et les Jeux d'une autre manière ", déclarait Stéphane Frémont, entraîneur national de l'équipe masculine, début juillet, à l'Institut national du judo.
"Les Jeux sont un événement complètement différent des championnats du monde ou des championnats d'Europe. Il faut qu'ils comprennent que c'est le jour de leur vie. A Athènes on avait essayé de dédramatiser l'événement et du coup ils étaient arrivés un peu trop cool."
Avec l'enthousiasme de ses 19 ans, son prestige de champion d'Europe et de plus jeune champion du monde dans l'histoire de la discipline, Teddy Riner ne semble pas homme à galvauder la préparation mentale qu'il sait indispensable pour ne pas céder à la pression qui va peser sur ses épaules de géant le 15 août.
"Je le vis bien, j'essaie de faire de mon mieux et de ne pas décevoir les gens mais quoi qu'il arrive je vais aller au bout de moi-même et essayer, déjà, de ne pas me décevoir moi", dit-il. Suite...

